El Guerguerate: Les violations du cessez-le feu sont du ressort de la MINURSO, précise Mme Gonzalez

El Guerguerate : Les violations du cessez-le feu sont du ressort exclusif de la MINURSO, précise Mme Gonzalez




Les relais du Polisario au Parlement espagnol ont réussi à maintenir le dossier du Sahara sur l’agenda de l’institution législative. La ministre des Affaires étrangères a dû répondre à une question orale de la part d’un sénateur du Parti nationaliste basque sur la crise d’El Guerguerate et la responsabilité de Madrid au Sahara.




La cheffe de la diplomatie a rappelé l’importance stratégique du passage pour son pays, «connexion essentielle entre l’Europe et l’Afrique».

En effet, les captures de poissons des chalutiers espagnols, notamment de la région de Galicie, dans les eaux mauritaniennes passent par El Guerguerate en direction de l’Espagne.

Elle a aussi indiqué que son département suit la situation «depuis le 20 octobre», date du blocage du corridor par des éléments du Polisario. La réponse de la ministre devrait déplaire au Polisario, insistant sur «le rôle central des Nations unies» dans le règlement du conflit territorial.




Et en limitant la mission de la MINURSO uniquement à «la surveillance du cessez-le-feu». Pire, Mme Gonzalez a précisé que c’est à la «MINURSO que revient d’évaluer le respect du cessez-le-feu.

Cette fonction n’incombe ni aux parties ni à tierce», a-t-elle affirmé. Depuis l’opération des Forces armées royales du 13 novembre à El Guerguerate, le Polisario et ses partisans en Espagne ne cessent d’accuser le Maroc de «violer» les accords du 26 septembre 1991.

La ministre des Affaires étrangères a également réitéré la position de son pays en faveur d’une «solution politique mutuellement acceptée par les parties».




Ceci sans mentionner le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Malgré ces propos d’une tonalité hautement politique, Mme Gonzalez a tenté de rassurer la direction du Polisario sur le volet humanitaire.

Elle a annoncé une hausse de plus de 43% en 2021, des aides humanitaires destinée «aux réfugiés sahraouis» qui sont installés sur le territoire algérien pour faire face aux conséquences de la pandémie de la Covid-19.

En 2020, l’Espagne a consacré 10 millions euros aux programmes d’assistance au profit de la population des «réfugiés sahraouis» des camps de Tindouf, a-t-elle indiqué.