La légalisation du cannabis au Maroc ne concerne pas la consommation récréative

La légalisation du cannabis ne concerne pas la consommation récréative, mais fixe le cadre légal de la culture de cette plante à des fins thérapeutiques, pharmaceutiques et industrielles.




La culture du cannabis est en voie de légalisation. Désormais, les opportunités de cultiver cette plante dans la région seront cadrées par la loi. «Il s’agit de restructurer, de manière progressive et contrôlée, une activité illicite et qui a, pendant longtemps, porté ombrage à l’image du Maroc dans le monde», écrit le quotidien L’Economiste dans son édition du week-end.




Cette législation en cours, souligne l’éditorialiste du quotidien, ne concerne pas la consommation, mais fixe le cadre légal de la culture de cette plante dans la région à des fins thérapeutiques, pharmaceutiques et industrielles. Et en parallèle, l’initiative législative mettra un terme aux ravages provoqués dans la société.

En fait, la légalisation de la culture du cannabis, à des fins notamment thérapeutiques, renforcera la lutte contre la problématique de la drogue. En mettant en place ce cadre législatif, poursuit le quotidien, la région sera dotée d’une infrastructure et d’une architecture afin de développer «une véritable filière agricole et industrielle». «Avec à la clé de nombreux emplois pour une région qui fait vivre des milliers de familles», fait remarquer le quotidien.




L’initiative du gouvernement, qui a fait preuve de pragmatisme, assurera au Maroc des parts de marché importantes au niveau du «marché mondial du cannabis médicinal qui enregistre une croissance inouïe avec une moyenne de 60% en Europe». C’est «une véritable fenêtre de tir qui s’ouvre pour le Maroc qui doit saisir les opportunités économiques et se positionner».

Et en plus de la création d’emplois dans la région, l’initiative législative gouvernementale se traduira par «l’amélioration des revenus des agriculteurs qui seront immunisés contre les réseaux de trafic international de drogue». Et l’éditorialiste du quotidien de conclure que «ce serait pour eux et pour tout le pays… une plante bénite».