Zakia Seddiki: mon mari a été trahi par quelqu’un qui nous est proche

Zakia Seddiki : mon mari a été trahi par « quelqu’un qui nous est proche »




L’ambassadeur italien tué en République démocratique du Congo lors d’une attaque de son convoi avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans l’est de la RDC aurait été trahi par l’un de ses proches, a indiqué Zakia Seddiki, la veuve marocaine de Luca Attanasio, récemment en poste au Maroc.




Dans un entretien qu’elle a accordée au quotidien italien Il Messaggero, Zakia Seddiki, de retour d’Italie après l’inhumation de son époux qui était affecté depuis 3 ans en République démocratique du Congo (RDC) a révélé que l’ambassadeur Luca Attanasio a été dénoncé par un proche qui maîtrisait ses déplacements.

Mon mari « Luca a été trahi par quelqu’un qui nous est proche, quelqu’un proche de notre famille », a précisé Zakia Seddiki, mère de trois filles. « Quelqu’un qui connaissait ses déplacements a parlé, l’a vendu et l’a trahi », a ajouté la veuve de l’ambassadeur Luca Attanasio.




Quelques jours après son assassinat, le ministre italien des Affaires étrangères avait appelé les Nations Unies et la FAO à s’expliquer sur les circonstances ayant provoqué le décès de son diplomate. Tombé dans une embuscade, l’ambassadeur italien est décédé, lundi dernier après avoir été touché au thorax.

Son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Iacovacci, 30 ans, et un chauffeur congolais du PAM, Mustafa Baguma Milambo, 56 ans ont été également tués dans la province du Nord-Kivu près de la frontière avec le Rwanda. C’est le premier ambassadeur italien tué dans l’exercice de ses fonctions.




Il avait pourtant réclamé une escorte de quatre carabiniers, tout comme son prédécesseur. Selon la presse italienne, le ministère italien des Affaires Étrangères s’est opposé à sa demande, lui confiant seulement 2 gardes du corps. Quant aux autorités congolaises, elles accusent les rebelles hutus rwandais d’avoir commis ces meurtres.

Une accusation démentie par ceux-ci qui ont appelé les Nations Unies et la République démocratique du Congo à faire la lumière sur les réels coupables. Par ailleurs, une enquête a été ouverte par le parquet de Rome pour « séquestration de personnes à des fins terroristes ».