Zineb El Rhazoui, «arabe de service»: Sihamedi condamné pour injure publique

Zineb El Rhazoui, «arabe de service» : Sihamedi condamné pour «injure publique»




Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, ce mercredi, le fondateur de BarakaCity, Driss Yemmou, alias Sihamedi, pour «injure publique» à l’encontre de Zineb El Rhazoui. Il a ainsi écopé d’une amende de 3 000 euros.




Il devra également verser à l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo, qui s’est constituée partie civile, 1 500 euros de dommages et intérêts, assortis de 2000 euros de frais de justice, écrit Marianne.

La condamnation intervient suite à un tweet, datant du 14 septembre, où l’associatif qualifie la Franco-marocaine d’«arabe de service» et de «chien caressé par ses maîtres» avant d’«espérer» qu’elle sera «constipée jusqu’au silence».

Devant le juge, Sihamedi a expliqué le caractère «satirique» de ses messages. Toutefois, la procureure de la République a pointé «le mépris dans les mots choisis par M. Yemmou» et «le caractère raciste de l’injure», dans son réquisitoire.




«Justice a été faite, le racisme doit être condamné où qu’il soit. L’assignation à identité n’est pas un argument, c’est un délit», a réagi l’ex-journaliste de Charlie Hebdo sur son compte Twitter.






Maître Ouadi Elhamamouchi, qui a également défendu le président de BarakaCity, explique que pour le premier jugement, rendu en janvier, Driss Sihamedi était poursuivi pour harcèlement.

En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Paris a innocenté le président de BarakaCity, accusé par El Rhazoui de «harcelant». La cour a considéré qu’il «n’a été apporté aucune preuve de la dégradation effective des conditions de vie de Zineb El Rhazoui». Toutefois, «pour ce deuxième, il était poursuivi pour injure publique à caractère raciste.

La procureure avait requis trois mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende mais il a écopé finalement de 3 000 euros d’amende», ajoute l’avocat.




Me Elhamamouchi indique que ce deuxième verdict clôt les poursuites intentées par Zineb El Rhazoui contre Driss Sihamedi pour ses tweets de septembre dernier.

Le président de l’ONG en voie de dissolution sur une décision du ministère français de l’Intéreiur, avait notamment interpelé la Franco-marocaine, en révélant qu’elle résidait aux Emirats arabes unis, est marié à un banquier travaillant au «pôle finance islamique dans une banque au Moyen-Orient» et possédait un «riad» à Essaouira.

Cependant, Driss Sihamedi fait toujours face à une plainte déposée par la bloggeuse Zohra Bitan. «Nous avons déjà plaidé dans le cadre de ce procès et le verdict sera rendu le 12 mars», conclut l’avocat.