Usage légal du kif: une pétition pour un modèle de développement des régions concernées

Usage légal du kif: une pétition pour demander un modèle de développement des régions concernées




Plusieurs instances et acteurs de la société civile ont appelé à intégrer le projet de loi visant à légaliser l’usage du chanvre indien (cannabis) dans un projet global de développement des régions où la culture de cette plante est courante.




Le Maroc envisage de réglementer l’usage du cannabis et donc de rendre légale sa culture conformément aux recommandations de la commission des stupéfiants des Nations unies.

Dans ce cadre, plusieurs associations et instances de la société civile se sont intéressées au sujet, explique le journal Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 5 mars.

D’abord, il y a le réseau marocain pour la défense du droit à la santé et à la vie qui a appelé le gouvernement et le ministère de l’Intérieur à faire face aux poches de résistances internes et externes qui s’opposent à un projet de loi historique permettant de légaliser le « kif marocain ». Ensuite, plusieurs acteurs associatifs, chercheurs, membres de la société civile ont signé une pétition.




Ils l’ont intitulée « pour une feuille de route de développement des régions de culture du kif ». Selon le journal, ils réclament un projet de développement inclusif qui intègre en priorité les régions historiques et les acteurs qui y opèrent.

Les signataires appellent les autorités à veiller aux intérêts des petits acteurs et à ne pas laisser les portes grandes ouvertes à l’avidité des grandes entreprises.

Le journal explique que les signataires plaident pour une priorisation des régions historiquement connues pour la culture du kif tout en respectant leurs spécificités géographiques, économiques et humaines. Ils appellent aussi à limiter la culture du cannabis à ces régions et à interdire son extension à d’autres zones.




Parmi leurs revendications, ajoute Al Ahdath Al Maghribia, les signataires de la pétition demandent la libération inconditionnelle de tous les cultivateurs de cannabis et la réhabilitation historique, sociale et juridique des zones de culture de cette plante.

La feuille de route de développement ne peut se faire sans régulariser la situation foncière des zones de culture du kif dans les provinces de Hoceima et Chaouen, la redéfinition des limites des zones forestières dans le respect des intérêts des petits agriculteurs.

Dans le même ordre d’idées, les signataires appellent à mettre en place une économie solidaire qui garantit des marges aux petits agriculteurs, à permettre l’accès au marché aux coopératives et entreprises marocaines pour investir dans les industries cosmétiques à base de chanvre indien et former des ressources humaines.