VOX appelle à militariser Ceuta et Melilla

VOX surfe sur les propos d’El Othmani et appelle à militariser Ceuta et Melilla




Le parti espagnol d’extrême droite VOX à Ceuta continue d’appeler à des mesures fermes contre le Maroc. Au Sénat de Ceuta, la formation politique dirigée par Santiago Abascal a ainsi proposé de «redynamiser les deux villes autonomes économiquement et socialement» et de «réactiver» leurs infrastructures militaires existantes.

Yolanda Merelo, sénatrice de VOX à l’origine de la proposition du parti de militariser Ceuta et Melilla





Ainsi, Yolanda Merelo, sénatrice de VOX à l’origine de cette proposition, a rappelé les tensions récentes entre l’Espagne et le Maroc. «La partie marocaine revendique la souveraineté de Ceuta et Melilla au mépris manifeste de la souveraineté et de l’intégrité espagnoles et ce, jour et nuit.

Elle adopte des mesures destinées à étouffer la population espagnole et constitue une menace pour la paix dans ces villes», a-t-elle fait savoir. Pour argumenter son plaidoyer, Yolanda Merelo a rappelé les propos du chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Othmani, qui a «revendiqué» la souveraineté du Maroc sur les deux villes autonomes, écrit Ceutaldia.




«Notre réponse ne peut se limiter à la sphère diplomatique, à convoquer en urgence l’ambassadeur», a-t-elle ajouté en estimant que l’heure est venue pour «démilitariser ces territoires prise par les gouvernements successifs du PP et du PSOE entre 2004 et 2011».

La proposition de VOX, qui a été rejetée par la majorité du Sénat à Ceuta, a été soutenue par Ciudadanos et le Parti populaire. Les deux formations ont ainsi rappelé que la pandémie touche surtout les villes autonomes et que cette crise «s’ajoute à l’hostilité du Maroc, à la fermeture de la frontière.




Mais aussi à une immigration clandestine « exorbitante » et à sa situation géographique». Dans une interview accordée à la chaîne saoudienne Acharq en décembre, Saâdeddine El Othmani a réitéré que «Ceuta et Melilla sont marocaines, comme pour le Sahara».

Le chef du gouvernement marocain a affirmé sur un ton diplomate que «le statu quo depuis cinq ou six siècles» ne peut durer éternellement. «Le jour viendra pour ouvrir» ce dossier. Ses propos ont déclenché la colère du gouvernement espagnol, qui a convoqué, quelques jours plus tard, l’ambassadrice du Royaume du Maroc.