À cause de la question du Sahara, le Maroc et l’Algérie dans une course aux armements

À cause de la question du Sahara, le Maroc et l’Algérie dans une course aux armements




Le Royaume du Maroc et l’Algérie se sont lancé dans une course aux armements suite à la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara.




Les armées algérienne et marocaine (classées respectivement deuxième et cinquième en Afrique) débloquent des fonds importants pour l’acquisition des équipements militaires de dernière génération.

Les deux pays s’approvisionnent sur différents marchés.

Le Maroc a une préférence pour les armes américaines et françaises, tandis que l’Algérie se tourne vers les armes de fabrication russe. En janvier dernier, le Maroc avait acquis auprès des États-Unis le système de défense aérienne Patriot.

Il a également acquis deux radars Ground Master 400 auprès du constructeur français Thales Group et sept radars auprès du géant américain de la défense Lockheed Martin…




Le Maroc possède des avions F-16 de fabrication américaine. De son côté, l’Algérie possède une large gamme de systèmes radar de haute qualité, tels que le Rezonans-NE de fabrication russe et le YLC-8B chinois.

L’armée algérienne a également acquis des chasseurs russes, notamment des avions de combat Sukhoi dotés de fortes capacités de manœuvre.

Les tensions entre le Maroc et l’Algérie sont montées d’un cran entre l’Algérie et le Maroc ces derniers mois.

En cause, l’intervention militaire des Forces armées royales (FAR) au poste-frontière de Guerguerat bloqué par les miliciens du Polisario, pour débloquer le trafic routier vers la Mauritanie.




L’Algérie et son protégé, le mouvement indépendantiste n’ont toujours pas digéré les exploits marocains notamment la reconnaissance américaine de la souveraineté du royaume sur le Sahara.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a de cesse de réaffirmer son soutien au groupe séparatiste armé Polisario.

« Il n’y a pas de solution à la question sahraouie en dehors de l’autodétermination du peuple sahraoui. Le dossier du Sahara est un cas de décolonisation », a-t-il affirmé dans son discours consacré au deuxième anniversaire du Hirak.

De son côté, Le Maroc maintient sa proposition, celle d’un plan d’autonomie du Sahara sous sa souveraineté.