Essaouira: une conseillère communale poursuivie pour harcèlement sexuel

Essaouira: une conseillère communale poursuivie pour harcèlement sexuel




Le procureur du roi près le tribunal de première instance d’Essaouira a décidé de poursuivre une conseillère communale pour harcèlement sexuel d’un homme marié.




Apparemment, les femmes ne sont pas les seules à être victimes de harcèlement sexuel. Ce phénomène touche également les hommes. Dans la province d’Essaouira, un homme harcelé par une femme a porté l’affaire devant la justice.

Selon le quotidien arabophone Assabah, qui rapporte cette affaire dans son édition du jeudi 11 mars, cet homme marié a décidé de saisir la justice.

Il a présenté des preuves concrètes mettant en cause une conseillère communale de la commune Aït Said, relevant du cercle Al Hanchane dans la province d’Essaouira.

Cette affaire, précisent les sources du quotidien, a commencé lorsque la conseillère communale, qui est âgée de cinquante ans, est entrée en contact avec l’épouse de cet homme.




Ceci afin de lui demander une chaise roulante pour son enfant handicapé. Suite à cette demande, les liens se sont consolidés entre les deux femmes, jusqu’à ce que la conseillère parvienne à obtenir le numéro de téléphone de l’époux.

C’est à ce moment qu’elle a tenté d’entrer en contact avec l’homme, lui envoyant des photos et des messages à connotations érotiques.

Puis, ajoutent les mêmes sources, la conseillère a entrepris de l’appeler à des heures tardives, dans la nuit. Ce dernier a réagi en mettant en garde la conseillère, lui expliquant qu’il était marié et que ce comportement était inadmissible.

Cette mise en garde n’a pas empêché la femme de récidiver, indiquent les mêmes sources. Ce qui a poussé l’homme à saisir le parquet compétent.




Il a présenté un CD contenant les messages que lui envoyait la mise en cause et l’enregistrement des appels téléphoniques. L’affaire a alors été transférée à la brigade de gendarmerie royale d’Al Hanchane pour enquête.

Convoquée à la brigade, la conseillère a tenté de nier les faits qui lui étaient reprochés, avançant que son fils aurait maladroitement manipulé son téléphone portable et composer le numéro du plaignant.

Mais les investigations menées par les éléments de la brigade de gendarmerie ont conclu que l’enfant handicapé n’était pas en mesure de manipuler un téléphone portable.

Après interrogatoire, la conseillère communale a été déférée devant le procureur du roi qui a décidé de la poursuivre pour harcèlement sexuel. Le procès devrait démarrer incessamment.