Le soutien militaire algérien au polisario menace la stabilité de toute la région

Rapport: le soutien militaire algérien au polisario menace la stabilité de toute la région




Selon l’International Crisis Group, le risque d’une escalade militaire dans la zone est limité, mais reste tangible. Même si ce conflit est de faible intensité pour l’instant, il représente une vraie menace pour toute la région.




L’International Crisis Group (ICG), une ONG internationale à but non lucratif dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits, a publié un rapport où elle donne son évaluation de la situation au Sahara marocain à la lumière de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

Al Ahdath Al Maghribia y consacre un article dans son édition du vendredi 12 mars.

Elle explique que ICG, qui a analysé la situation actuelle en prenant en compte l’ensemble des nouvelles données, estime que ce conflit est de faible intensité pour le moment, mais représente une vraie menace pour toute la région.

Les experts du ICG préviennent qu’une escalade entre le Maroc et le Polisario aura d’importantes répercussions non seulement sur le Maghreb.




Mais aussi sur toute la région du Sahel. Selon le journal, le point de départ de ce rapport de mise en garde est le rappel de la tentative de blocage orchestrée par les milices du Polisario à Guerguerat rompant ainsi le cessez-le-feu.

Ce qui a déclenché une réponse militaire du Maroc pour sécuriser le passage des marchandises et des personnes dans cette zone tampon. L’International Crisis Group estime que la situation est tendue.

La reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara complique encore la situation.

Le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia rapporte que l’ONG pense que l’administration Biden aura du mal à revenir sur la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara.




Car les répercussions politiques d’une telle action seraient très lourdes. Par ailleurs, les experts de l’ICG recommandent deux mesures d’apaisement.

Premièrement, Washington et le conseil de sécurité de l’ONU devraient s’efforcer d’encourager une désescalade et une reprise des pourparlers politiques le plus rapidement possible. Ils recommandent en second lieu la nomination d’un envoyé spécial au Sahara pour veiller au respect du cessez-le-feu. L’ICG insiste.

La faible intensité du conflit ne peut pas justifier l’inaction. Le risque d’une escalade militaire progressive est limité, mais reste tangible.

Les combats pourraient s’intensifier au moindre incident militaire, tel qu’une ingérence algérienne – par exemple, des transferts d’armes plus importants entre Alger et le Polisario.