La justice espagnole refuse l’extradition d’un Marocain réclamé par le Maroc

La justice espagnole refuse l’extradition d’un Marocain réclamé par Rabat




La justice espagnole a refusé d’autoriser l’extradition vers le Maroc de Mohamed El Kholali, un ancien auxiliaire d’autorité à Nador qui vit actuellement à Tarragone en Catalogne et bénéficie du statut de réfugié politique.




Le tribunal de l’Audience nationale de Madrid a expliqué dans son verdict que les éléments à charge présentés par la partie marocaine ne constituent pas des pièces à conviction pour répondre favorablement à sa requête.

Celle-ci avait présenté des vidéos diffusées sur YouTube et des posts d’El Kholali dans lesquels il critique ouvertement les autorités marocaines.

La cour espagnole précise que le droit à la liberté d’expression est fondamental et classé parmi les causes annulant les demandes d’extradition.

L’examen de ce dossier par la justice espagnole a commencé le 15 juin 2020 suite à la réception d’un mandat d’arrêt international contre le ressortissant marocain qui a été émis par Interpol.




Avant de traverser la Méditerranée, en mars 2018, El Kholali était entré dans une confrontation directe avec certains barons de la drogue et leurs relais en politique et dans les rangs des forces publiques dans la région du Rif.

Ce qui lui avait valu quelques mois d’emprisonnement. Une fois libéré, il a quitté le Royaume du Maroc vers le préside occupé de Melilla.

C’est là où il a déposé une demande d’asile politique. Une requête immédiatement acceptée par le ministère espagnol de l’Intérieur.

L’homme possède en effet des informations à caractère sensibles sur de nombreuses personnalités qui opèrent dans le Rif. Les États-Unis portent également un intérêt à Mohamed El Kholali.