Maroc-UE: Pour ne plus dépendre d’un seul axe, Rabat met le cap sur l’Europe centrale

Maroc-UE : Pour ne plus dépendre d’un seul axe, Rabat met le cap sur l’Europe centrale




Le royaume met le cap sur l’Europe centrale. Cette nouvelle direction se lit dans la succession d’appels téléphoniques, ce jeudi 18 mars, entre le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, et ses homologues polonais, Zbigniew Rau, et hongrois, Alexander Schallenberg. Des entretiens précédés, le 12 mars, par une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie de l’Autriche, Alexander Schallenberg.




Dans tous ces entretiens l’accent a été mis sur la volonté des parties de «renforcer les relations bilatérales». La contribution de Rabat dans la résolution de la situation en Libye et ses efforts de pacification dans la région du Sahel, ont été salués par les chefs de diplomatie des trois pays européens. Cette ouverture vers l’Europe centrale traduit une volonté du royaume à diversifier ses liens avec d’autres Etats de l’Union européenne.

Le choix de Vienne, Varsovie et Budapest ne relève pas du hasard. Les trois capitales ont bien accueilli l’intervention des Forces armées royales du 13 novembre à El Guerguerate. Elles ont insisté sur l’importance de la préservation de la liberté de circulation et des échanges transfrontaliers dans la zone tampon, au vu de son impact important dans toute la région du Sahel.




En plus du volet politique, l’économie est un axe important concernant le développement des relations bilatérales avec certains pays d’Europe centrale. Ainsi, la société polonaise Flyarg, spécialisée dans la fabrication d’hélicoptères ultralégers, a annoncé en décembre, vouloit investir au Sahara. Enfin, la reprise des relations entre le Royaume du Maroc et Israël est également un facteur renforçant le rapprochement avec ces pays.

Le Premier ministre hongrois, Victor Orban, s’est rendu le 1er mars à Jérusalem. Trois jours plus tard, c’était au tour du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, accompagné de son homologue danoise. D’ailleurs la question de la reprise des relations du Royaume du Maroc avec Tel-Aviv était au menu des discussions entre Nasser Bourita et son homologue Alexander Schallenberg.