Sahara: l’Iran se pose en défenseur du Polisario

Sahara : l’Iran se pose en défenseur du Polisario




L’Iran donne la preuve qu’il avait comploté en catimini à Alger il y a trois ans contre le Maroc. C’est ce qui convient de déduire des récentes déclarations d’un diplomate iranien sur le Sahara, en soutenant le Polisario.

Un conseiller de la mission diplomatique de l’Iran auprès de l’ONU a exprimé la position de son pays, soutenant l’autodétermination dans le Sahara, rapporte l’APS.

Le diplomate iranien a appelé le Maroc à «cesser de s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays et de contester leur sécurité régionale», précise la même source.




Aussi, a-t-il insisté sur l’autodétermination que la communauté internationale s’engage à mettre en œuvre les recommandations de l’ONU sur le Sahara.

Ces déclarations montrent que l’Iran avait comploté en catimini à Alger contre le Maroc et reste un soutien du Polisario. En 2018, le Maroc avait décidé de couper les ponts avec ce pays après avoir démontré, preuves à l’appui, les liens que tissaient les diplomates iraniens en Algérie avec le Polisario.

À l’époque, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait accusé le Hezbollah libanais.




Nasser Bourita l’avait accusé d’être impliqué dans l’envoi d’armes au Polisario, à travers un membre de l’ambassade iranienne à Alger.

Lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie marocaine expliquait que la décision constituait «une réponse à l’implication de l’Iran via le Hezbollah dans une alliance avec le Polisario visant à porter atteinte à la sécurité du Royaume du Maroc et à ses intérêts supérieurs».

Trois ans après la rupture, l’alliance de l’Iran, de l’Algérie, du Polisario et du Hezbollah semble toujours fonctionnelle.