Béni Ansar: 30 jeunes femmes arrêtées dans un cabaret clandestin

Strip-tease et poker dans un cabaret clandestin à Béni Ansar: 30 jeunes femmes arrêtées




La police de Beni Ansar a fait une descente dans un café transformé en cabaret clandestin fréquenté par des barons de la drogue et des individus recherchés. 35 personnes ont été arrêtées dans ce café où tout était servi: boissons alcoolisées, cocaïne, poker, prostitution et strip-tease.




Des éléments de la police de Beni Ansar ont fait une descente dans un célèbre café situé près de la frontière avec le préside occupé de Melilla.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 19 mars, que le propriétaire de ce café organisait des soirées émaillées par des séances de strip-tease à des barons de la drogue.

Au cours de cette descente, la police a interpelé 35 personnes dont la majorité sont des filles en plus d’individus recherchés dont l’un faisait l’objet de trois avis de recherche à l’échelle nationale.

Les perquisitions ont permis de saisir du hachich, une voiture portant une fausse plaque d’immatriculation ainsi que des armes blanches, des narguilés et des instruments de musique.




La police a, par ailleurs, arrêté deux filles pour incitation à la prostitution ainsi que le gérant du café.

Selon des sources autorisées, les cafés de chicha de Nador se sont transformés en cabarets clandestins abritant la prostitution, le proxénétisme, les boissons alcoolisées et la cocaïne.

Des activités illégales qui rapportent aux propriétaires de ces cafés des sommes considérables qui les poussent à défier les décisions des autorités et des services de sécurité.

Le quotidien Assabah rapporte que les revenus d’un café célèbre à Nador peuvent atteindre 80.000 dirhams par soirée. Ce café, qui dispose d’un groupe de musiciens, est fréquenté par beaucoup d’individus recherchés par la police.




Ils commencent leur soirée en jouant au poker avant d’assister à des séances de strip-tease.

Les habitants avaient déposé des plaintes contre les propriétaires de ces cafés et lancé des appels, via les réseaux sociaux, au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit et au directeur de la DGSN, Abdellatif Hammouchi.

Le président de l’Association du Grand Rif des droits de l’homme, Saïd Chramti, souligne que Nador et Beni Ansar comptent le plus grand nombre de cafés de chicha dans la région.

Sauf, ajoute-t-il, que les descentes de police ne sont pas suivies par l’application des mesures juridiques comme la fermeture et le retrait des autorisations. C’est ce qui explique la persistance de ces soirées, au mépris de toutes les lois.