Comparution de Ridouan Taghi, cerveau présumé de la « Mocro-mafia » à Amsterdam

Comparution de Ridouan Taghi, cerveau présumé de la « Mocro-mafia » à Amsterdam




Le procès du trafiquant de drogue Ridouan Taghi, l’un des chefs de la mafia marocaine et de 16 autres suspects s’est ouvert, lundi 22 mars 2021, à Amsterdam devant un tribunal hautement sécurisé, et devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2022. Tous sont accusés de meurtre et de tentative de meurtre.




Selon les médias néerlandais, le procès se déroule devant un tribunal hautement sécurisé baptisé « Le Bunker », en périphérie d’Amsterdam, avec Ridouan Taghi transféré par hélicoptère.

Dans un communiqué en marge du procès, les procureurs avaient déclaré que les 17 suspects sont notamment accusés d’avoir commandité 13 meurtres, dont six ont été exécutés.

« Une vie humaine ne valait rien, étant donné qu’au moins deux meurtres impliquaient des identités erronées », avaient-ils affirmé. Les suspects avaient commis ces meurtres entre 2015 et 2017.




Ceci afin de contrôler le trafic de cocaïne aux Pays-Bas. Ridouan Taghi rejette toutes les accusations en bloc.

Avec un faux vrai passeport portant le nom de Moushin L., un Marocain originaire d’Utrecht, également connu dans le milieu criminel, il s’était rendu au Maroc en 2014 et à Dubaï en 2016 où il avait trouvé refuge.

En décembre 2019, il sera arrêté puis extradé vers les Pays-Bas. Saïd Razzouki qui est passé de bras droit présumé au numéro 1 de la mafia marocaine après l’arrestation de Ridouan avait été interpellé en février 2020, à Medellin, en Colombie.




2017 : nouveau rebondissement. Nabil Bakkali, un homme impliqué dans l’affaire, était devenu un témoin-clé de la justice néerlandaise.

Son avocat, Derk Wiersum avait été tué le 16 septembre 2019 dans une rue d’Amsterdam alors qu’il sortait de chez lui.

Lundi, Nabil Bakkali a marqué de sa présence l’ouverture du procès. Au dire des procureurs, ce «  repenti  » de la mafia marocaine néerlandaise « était prêt à faire des déclarations sur une série de liquidations », et à parler des « autres personnes impliquées » dans ces meurtres.