Les algériens en colère contre MBC à cause de… Tarik Ibn Ziyad

Télévision: les algériens en colère contre MBC à cause de… Tarik Ibn Ziyad




La série « Fath El Andalous », sur Tarik Ibn Ziyad, ravive la polémique sur les origines du principal acteur de la conquête musulmane de l’Andalousie. Alors que les Algériens crient au scandale, les Marocains défendent la réalité historique, preuves à l’appui.




Tarik Ibn Ziyad est-il Marocain ou Algérien? Cette polémique sur les origines du principal acteur de la conquête musulmane de l’Andalousie, vieille de plusieurs siècles, est encore une fois remise au goût du jour.

Cette fois-ci, c’est l’annonce de la diffusion par MBC, pendant le mois sacré du Ramadan, d’une série sur le leader musulman qui ravive la polémique.

Dans sa dernière livraison, le quotidien arabophone Assabah précise que la série « Fath Al Andalouss », réalisée par Mohamed Al Anzi et programmée pour le mois du ramadan sur les chaînes du groupe MBC, a déclenché un vif débat sur les réseaux sociaux au sujet des origines de Tarik Ibn Ziyad.




La série est actuellement en tournage dans plusieurs endroits, dont la ville de Beyrouth. Dans le casting, on retrouve plusieurs acteurs de divers pays, notamment le Marocain Hicham Bahloul, qui campe le rôle de Chaddad, ami de Tariq Ibn Ziyad et commandant de son armée.

Le leader musulman est, lui, incarné par l’acteur syrien Suhail Jebai. Tout ceci est suffisant pour susciter la colère des Algériens.

Certains internautes du voisin de l’Est ont ainsi accusé l’équipe de la série de “voler l’histoire algérienne, car elle n’a pas attribué le conquérant de l’Andalousie à l’Algérie, son pays d’origine selon eux”.




La riposte des Marocains, elle, ne s’est pas fait attendre: sur la Toile, les internautes ont ainsi mis en avant la reconnaissance, par plusieurs pays, y compris l’Algérie pendant les années 1980, des origines marocaines de Tarik Ibn Ziyad dans leurs manuels scolaires.

D’autres internautes marocains vont même jusqu’à ressortir le billet de 5 livres de Gibraltar, avec la représentation de Tarik Ibn Ziyad et de l’étoile marocaine à 5 branches en arrière plan.

Des réactions qui ont poussé le réalisateur koweïtien de « Fath Al Andalouss », Mohamed Al Anzi, à sortir de son silence. Le cinéaste dénonce ainsi une « attaque délibérée contre sa série avant même d’avoir pris connaissance de son contenu. »