Moncef Slaoui accusé de harcèlement sexuel

Moncef Slaoui limogé de GSK pour des allégations de harcèlement sexuel




Moncef Slaoui a été limogé de son poste de président du conseil d’administration de Galvani Bioelectronics pour des allégations de harcèlement sexuel, a annoncé, ce mercredi 24 mars 2021, le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline.




Moncef Slaoui, ex-scientifique en chef de l’opération Warp Speed du gouvernement américain pour le développement de vaccins anti-Covid-19, sous l’administration Trump, a été limogé de son poste de président du conseil d’administration de Galvani Bioelectronics, pour des allégations de harcèlement sexuel sur une femme, rapporte ce mercredi le site d’informations américain CNBC.

Le licenciement de Moncef Slaoui par le conseil d’administration de GlaxoSmithKline, actionnaire majoritaire de Galvani, est intervenu après la réception par GSK, en février 2021, d’une lettre.




Cette lettre «contient des allégations de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée envers une employée de GSK par le Dr Slaoui», a déclaré GSK dans un communiqué. Cette conduite «s’est produite il y a plusieurs années alors qu’il était un employé de GSK», indique la même source.

«Dès réception de la lettre, le conseil d’administration de GSK a immédiatement ouvert une enquête auprès d’un cabinet d’avocats expérimenté pour enquêter sur les allégations», a déclaré GSK. L’enquête, toujours en cours, sur la prétendue conduite du Dr Slaoui aurait corroboré les allégations, affirme la même source.




Galvani Bioelectronics est une société de recherche médicale spécialisée dans le développement de médicaments bioélectroniques pour le traitement des maladies chroniques. Il a été formé grâce à un partenariat entre GSK et Verily Life Sciences, anciennement connu sous le nom de Google Life Sciences.

Verily est une filiale d’Alphabet, la société mère de Google. Le licenciement de Moncef Slaoui survient 10 mois après que le président américain de l’époque, Donald Trump, l’a engagé pour superviser les efforts américains de développement de vaccins afin de lutter contre la pandémie de coronavirus, conclut CNBC.