Les États-Unis écartent le Maroc pour leur sommet sur le climat

Les États-Unis écartent le Maroc pour leur sommet sur le climat




Le Maroc n’a pas été convié au sommet sur le climat qu’organisent les États-Unis alors qu’il est reconnu comme un leader en Afrique sur le climat. En tout, 40 leaders mondiaux, dont cinq présidents africains participeront à cette réunion.




Une mise à l’écart surprenante. Le Maroc, pays organisateur de la 22ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP 22) n’est pas invité au sommet virtuel sur le climat qui se tiendra du 22 au 23 avril 2021. Pourtant, le royaume est reconnu comme l’un des leaders en Afrique sur le climat.

Seuls cinq présidents africains représenteront le continent à ces assises. Il s’agit d’Ali Bongo Ondimba (Gabon), de Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), de Muhammadu Buhari (Nigéria), de Félix Tshisekedi (RDC et UA) et de Uhuru Kenyatta (Kenya). À priori, toutes les régions du continent ont été représentées sauf l’Afrique du Nord dont aucun dirigeant n’a visiblement été convié par la nouvelle administration américaine.




Pas même Abdelfattah Al-Sissi dont le pays est un allié historique des Etats-Unis dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Il y a également une certaine sur-représentation de l’Afrique centrale avec les chefs d’Etat gabonais et congolais.

S’il n’y a, a priori, aucune explication logique concernant l’absence de représentants d’Afrique du Nord, le choix pour l’Afrique centrale est sans doute lié à la nécessité de protéger la forêt tropicale africaine qui est l’un des poumons de la planète qu’hébergent la République démocratique du Congo, le Gabon, mais également le Congo, le Cameroun, la Centrafrique ou encore la Guinée équatoriale.




La rencontre vise à préparer une réponse coordonnée à l’urgence d’une action climatique plus forte, dans la perspective de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui aura lieu en novembre prochain à Glasgow, en Écosse.

Le président américain a exhorté les participants à profiter de ce sommet pour expliquer comment leurs pays contribueront à renforcer l’ambition climatique collective, afin de garantir un réchauffement en dessous de 1,5 degré Celsius. Dès sa prise de fonctions, Joe Biden avait signé plusieurs décrets, notamment celui qui marque le retour des États-Unis dans l’accord de Paris.