France: Le Sénat interdit le port du voile aux accompagnatrices scolaires

France : Le Sénat interdit le port du voile aux accompagnatrices scolaires




Le Sénat a voté, mardi, en faveur de l’interdiction du port de signes religieux pour les accompagnateurs en sorties scolaires, ce qui implique principalement une interdiction du voile pour les accompagnatrices. Proposé par Les Républicains, l’amendement a été au cœur d’un vif débat, à rebours de l’opposition du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur cette mesure.




Il s’agit d’un amendement au projet de loi relatif au «respect des principes de la République», défendu par l’élu LR Max Brisson.

Selon La Voix du Nord, il a finalement bénéficié de 177 voix pour, principalement parmi les sénateurs LR et ceux du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).

141 se sont prononcés contre, au sein du Parti socialiste, du Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (majorité En Marche) ainsi que le Groupe Communiste républicain citoyen et écologiste (CRCE).




Se disant «très opposé» à la disposition, le Ministre de l’Intérieur de France Gérald Darmanin a affirmé qu’elle «sera censurée» par le Conseil constitutionnel.

Selon lui, il est «paradoxal» que Max Brisson défende ardemment «l’instruction en famille, où là tout vêtement religieux peut être porté intégralement sans aucun contrôle de l’Etat» et qu’il soit «extrêmement sévère pour les mamans qui accompagneraient les sorties scolaires avec un foulard».

«Une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec le ministre».




C’est ce qu’a indiqué pour sa part la sénatrice écologiste Esther Benbassa, soutenant que «si la personne voilée était islamiste, elle n’accompagnerait pas les élèves».

Au cœur de la polémique depuis 2019, ce débat a particuièrement porté sur le statut des accompagnatrices, qui sont souvent des mères.

La question a été, entre autres, si ces mamans doivent être considérées comme «collaborateurs occasionnels» du service public et soumises au principe de neutralité, ou si elles sont définies comme «usagers» du service public.