Maroc: un couvre-feu nocturne pour tout le mois du Ramadan

Maroc: un couvre-feu nocturne pour tout le mois du Ramadan




Le gouvernement s’apprête à annoncer un couvre-feu nocturne pour tout le mois du Ramadan. Ce couvre-feu sera décrété juste avant la rupture du jeûne et se prolongera jusqu’à la prière de l’aube, durant tout le mois sacré.




Le spectre d’un couvre-feu nocturne pendant le mois de Ramadan se précise. Le couvre-feu prendra effet juste avant la rupture du jeûne et se prolongera jusqu’à l’aube, rapporte le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia. Le quotidien, qui cite des sources bien informées, affirme que les forces de l’ordre, tous corps confondus, s’apprêtent à descendre dans la rue pour faire respecter cette mesure.

Une décision qui s’impose de plus en plus à mesure que le nombre de nouveaux cas augmente et que les cas d’infection aux nouveaux variants se multiplient, au même titre que les foyers de contamination.

D’après le quotidien, les autorités sanitaires craignent une situation similaire à celle du lendemain de l’Aïd Al-Adha, lorsque le Maroc a connu sa deuxième vague de contamination au Covid-19.




Concrètement, précise le quotidien, il sera interdit de circuler la nuit, de l’heure de la rupture du jeûne, soit aux alentours de 19h00, à l’heure de la prière de l’aube, soit aux environs de 05h00.

L’interdiction de circuler concernera tous les citoyens, sauf ceux dont l’activité professionnelle exige des déplacements durant la nuit ou en cas d’urgence. Depuis le confinement de l’année dernière, les autorités n’ont plus jamais recouru à des mesures aussi strictes, rappelle le quotidien.

Cette décision d’instaurer un couvre-feu nocturne, affirme le journal, intervient après la découverte de dizaines cas de contamination au variant britannique, et ce dans plusieurs régions du Royaume. La propagation de ce variant devrait connaître son point culminant vers la mi-Ramadan, souligne Al Ahdath Al Maghribia.




Ce qui impose des mesures de prévention strictes pour éviter que cette propagation ne se transforme en troisième vague. La situation actuelle n’est pas sans rappeler celle qui a précédé l’instauration du confinement en mars de l’année dernière, relève le quotidien.

En effet, depuis vendredi dernier, la ville de Casablanca connaît, comme d’autres villes d’ailleurs, une présence de plus en plus plus remarquée des auxiliaires d’autorité. Il sillonnent les quartiers de la ville pour rappeler aux citoyens la nécessité de rester vigilants et de continuer à respecter les mesures de sécurité sanitaires.

Les éléments de la police sont également mobilisés pour veiller à l’application stricte de ces mesures et continuent à verbaliser les personnes qui ne portent pas le masque.




En effet, les citoyens se sont relâchés, ces derniers temps, et, quand il n’est pas porté comme un accessoire, le masque semble être devenu facultatif pour une grande tranche de la population.

Par ailleurs, citant un responsable du laboratoire de biotechnologie de la Faculté de médecine de Rabat, le quotidien affirme que l’apparition du variant britannique, quoiqu’en proportions modestes, dans notre pays, met les autorités devant un grand challenge. Il est ainsi, comme dit précédemment, question d’éviter le scénario de l’après-Aïd Al-Adha.

Lors du Conseil du gouvernement de jeudi dernier, rappelle le quotidien, le ministre de la Santé a souligné que la situation épidémiologique des dernières semaines était marquée par une recrudescence des cas, notamment dans la région de Casablanca-Settat.




Cette région représente, à elle seule, 50% des cas qui sont enregistrés actuellement au niveau national.

Le taux de cas positifs qui est enregistré dans cette région s’élève à 12% contre une moyenne nationale de 4,2%, alors que le nombre de cas atteints par les nouveaux variants a connu une hausse considérable. Ainsi, plus de 70 cas qui sont atteints du variant britannique ont été détectés par la Coalition marocaine de veille génomique.

Le chef du gouvernement a souligné, de son côté, que des mesures nécessaires et adéquates seraient prises, surtout durant le mois sacré du Ramadan, ceci afin de préserver la santé et la sécurité des citoyens, tout en prenant en considération la situation économique. Ces mesures, a-t-il expliqué, seront annoncées par le gouvernement au moment propice.