Une nouvelle loi pour réglementer l’utilisation des pesticides au Maroc

Maroc : une nouvelle loi pour réglementer l’utilisation des pesticides




La Cour des comptes a publié un rapport accablant sur les pesticides dangereux, obligeant la Chambre des représentants à prendre ses responsabilités. À cet effet, le parlement se prépare à étudier un projet de loi adopté en 2020 en Conseil de gouvernement pour encadrer l’utilisation des pesticides.




Le Parlement va bientôt légiférer sur l’usage des pesticides au Royaume du Maroc. C’est la conséquence du rapport accablant de la Cour des comptes sur les pesticides. En effet, la Cour des comptes avait produit des données concernant le désordre qui caractérise l’utilisation des pesticides agricoles et l’absence de contrôle.

À la suite de ce rapport de la Cour des comptes qui a interpellé les dirigeants et l’opinion publique, la Chambre des représentants a décidé de voter une nouvelle loi pour mieux encadrer l’usage des pesticides agricoles.

L’un des axes de cette loi sera de freiner la vente illicite des pesticides agricoles et les intrants composés d’éléments chimiques sulfureux et toxiques.




Dans son rapport, la Cour des comptes a révélé que l’absinthe consommée dans le pays était non conforme aux normes sanitaires. Il en est de même pour 59% de la menthe, 78% du persil et 36% de la coriandre sur le marché marocain.

Le projet de loi qui sera en étude remplacera la loi 42.95 et aura pour ambition de renforcer les capacités des autorités compétentes en matière d’évaluation des risques et de contrôle des produits phytopharmaceutiques, pour limiter l’utilisation des produits les plus dangereux.

La nouvelle loi édictera des principes pour encourager l’utilisation de produits à faible risque et de promouvoir le remplacement des produits chimiques par des méthodes alternatives.




L’Exécutif saisira l’occasion de cette loi pour organiser et pour contrôler la commercialisation de ces produits. Les nouvelles dispositions légales détermineront les personnes qualifiées pour exercer ces activités.

Ces personnes devront être titulaires d’un agrément délivré à cet effet par les autorités compétentes, indique le quotidien Al Massae qui fait part de la création d’une Commission nationale des produits phytopharmaceutiques.

Cette nouvelle commission, composée de membres de l’administration et de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), sera chargée de donner un avis consultatif sur l’approbation des substances actives, des phyto-protecteurs et des synergistes.