Meknès: une douzaine d’individus condamnés pour trafic de comprimés

Meknès: une douzaine d’individus condamnés pour trafic de comprimés




Le tribunal de Meknès a condamné une douzaine d’individus à différentes peines, pour leur implication dans un réseau criminel organisé, qui s’active dans le trafic de comprimés de “Karkoubi”.




Le 8 avril dernier, le tribunal de première instance de Meknès a condamné un pharmacien, situé dans le quartier Ouisslane dans la périphérie de la ville, à six ans de prison ferme avec une amende de 500.000 dirhams. La même peine a été prononcée contre l’un des plus dangereux dealers de la région.

Alors que la sœur du pharmacien a été condamnée à trois ans de prison ferme, ainsi qu’une amende fixée à 100.000 dirhams, la quatrième prévenue, qualifiée d’intermédiaire, a écopé, quant à elle, de quatre ans de prison ferme et une amende de 100.000 dirhams.

Le quotidien arabophone Assabah relève que les autres accusés, majoritairement dealers, ont été condamnés à différentes peines. Il s’agit de (Y.B.), condamné à un an de prison et une amende de 50.000 dirhams, (Y.M.) condamné à un an et demi de prison ferme et la même amende.




(F.A.) et (M.N.) ont écopé, quant à eux, de trois mois de prison ferme ainsi qu’une amende qui a été fixée à 500 dirhams. Un chauffeur de petit taxi, dont le véhicule était utilisé par l’intermédiaire pour transporter les comprimés de “karkoubi” de la pharmacie aux dealers, a été condamné quant à lui à huit mois de prison ferme et à une amende de 20.000 dirhams.

Le quotidien arabophone Assabah relève par ailleurs que la concubine du dealer cité plus haut, (A.A), a été condamnée à six mois de prison ferme et une amende de 300 dirhams.

Le tribunal a en outre acquitté un employé d’une entreprise de distribution de médicaments, (A.B), de toutes les charges contre lui. Ces accusés, membres d’un réseau criminel organisé qui est composé de 12 membres, dont 3 femmes, étaient poursuivis par le parquet général en état d’arrestation.




Ceci pour trafic de comprimés destinées au traitement psychiatrique et neurologique, ainsi que la vente de comprimés sans ordonnance médicale.

Les prévenus avaient été également poursuivis pour usurpation d’identité, exercice de la pharmacie illégalement ainsi que possession d’armes sans justificatifs, entre autres chefs d’accusation.

L’affaire remonte à janvier 2021, lorsque des éléments de la police judiciaire de Meknès, sur la base d’informations recueillies et fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a pu interpeller 12 individus de différents âges, dont un pharmacien, sa soeur, son assistance et un employé d’entreprise de distribution de médicaments à Fès, pour leur implication présumée dans un réseau criminel organisé qualifié de “dangereux”, qui s’active dans le trafic des comprimés médicaux.