Drame de l’atelier de textile de Tanger: le gouvernement dégage sa responsabilité

Le gouvernement dégage sa responsabilité dans le drame de l’atelier de textile de Tanger




Interpellé par le Parlement sur une question relative aux accidents du travail, tel que celui survenu dans l’atelier de confection textile de Tanger, où 28 ouvriers ont perdu la vie, suite à une inondation suivie d’un court-circuit, le ministre de l’Emploi a dégagé la responsabilité du gouvernement. Mohamed Amekraz a accusé le propriétaire d’avoir ouvert son entreprisse en violation totale des dispositions de l’article 135 du Code du travail du Maroc.




Dans sa réponse devant les députés, Mohamed Amekraz a brandi l’article 135 du Code du travail qui stipule que toute personne qui envisagea « d’ouvrir une entreprise, un établissement ou un chantier dans lequel elle va employer des salariés, est tenue d’en faire déclaration à l’agent chargé de l’inspection du travail dans les conditions et formes fixées par voie réglementaire »,. C’est ce qu’a rapporté le quotidien arabophone Al Massae.

Ainsi, cet atelier « n’a pas pu être surveillé par les inspecteurs de travail, parce que celui-ci se situait dans un quartier qui est résidentiel et non dans un espace qui est dédié aux activités économiques, qui est continuellement surveillé », a déclaré le responsable gouvernemental.




Son département a aussi pour mission de veiller au respect de la loi relative aux droits des entreprises, que ces dernières soient structurées ou informelles, contrevenant aux dispositions légales en vigueur au Maroc dans le domaine du travail. Mohamed Amekraz a en outre rassuré du professionnalisme des inspecteurs de l’emploi qui contrôlent régulièrement les entreprises assujetties à la législation relative à l’emploi.

En cas d’infraction constatée, ceux-ci en font part aux propriétaires des entreprises, à qui ils ne manquent pas de donner des conseils, les incitant à la régularisation. Il n’est pas rare de les voir aller jusqu’à dresser des PV faisant état de la violation d’une disposition du Code du travail, a-t-il conclu.