Droits de l’Homme: le Maroc répond à Amnesty International

Droits de l’Homme: le Royaume du Maroc répond à Amnesty International




Une semaine après la publication du rapport annuel d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans le monde, le Royaume du Maroc, par le biais de la Délégation interministérielle des droits de l’Homme (DIDH), répond au manque d’objectivité et aux allégations de l’ONG.




Le 7 avril dernier, Amnesty International publiait son rapport annuel “La situation des droits humains dans le monde”. L’organisation non gouvernementale y dresse un bilan des droits de l’Homme, notamment au Maroc. La réaction du Royaume, elle, ne s’est pas faite attendre.

La délégation interministérielle des droits de l’Homme (DIDH) a indiqué ce 14 avril que le rapport d’Amnesty International conforte la conviction des autorités marocaines quant à leurs reproches sur la méthode de travail de l’organisation, rapporte Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du 16 avril. Selon la DIDH, les rapports de l’ONG sacrifient les normes d’objectivité sur l’autel des jugements de valeur.




Le quotidien explique ainsi que les rapports d’Amnesty International, selon la DIDH, reprennent des accusations et des allégations dénuées de tout fondement et de toute justification du point de vue tant des faits que des preuves. Un constat qui démontre, une nouvelle fois, que l’ONG s’appuie sur des versions des faits unilatérales qui ne reflètent que le point de vue des rapporteurs et de leurs sources.

La DIDH s’étonne également de l’évaluation qu’Amnesty a tenté de véhiculer sur l’application de l’état d’urgence sanitaire, alors que le rapport traite d’une période exceptionnelle qui a contraint l’ensemble des pays du monde, le Maroc compris, à prendre les mesures préventives nécessaires pour contrer la pandémie.




Ceci tout en préservant les droits et libertés fondamentales sans les restreindre. Idem pour les individus faisant l’objet des allégations de l’organisation. Ces derniers, corrige la DIDH, ont été poursuivis pour leur implication présumée dans des actes criminels relatifs à des affaires de droit commun et que les dossiers de certains d’entre eux ont été tranchés par la justice ou sont en cours de traitement.

Et de souligner que la qualité ou l’activité de certains d’entre eux ne leur offre aucune immunité. Toujours selon la DIDH, les conclusions et les interprétations de l’organisation à ce sujet s’apparentent à des tentatives d’influencer le travail d’une autorité indépendante.




D’autant plus que cette orientation s’est confirmée par le fait qu’Amnesty International insiste sur un cas en particulier, bien que les autorités compétentes lui ont fourni toutes les données explicatives sur ce sujet qui fait toujours l’objet d’une enquête judiciaire.

Dans ce sens, les autorités marocaines exhortent Amnesty International à se départir de sa politique de deux poids deux mesures lorsqu’elle traite, de manière “timide”, de la situation des droits de l’homme des Marocains séquestrés à Tindouf en Algérie, indiquant que ce rapport se contente de pointer du doigt l’inaction continue du “Polisario”, par rapport aux responsables des violations des droits de l’Homme dans les camps au cours des dernières décennies.