Sahara: comment le Royaume du Maroc a remporté la bataille diplomatique

Sahara: voici comment le Maroc a remporté la bataille diplomatique




Avec 21 représentations consulaires déjà installées dans les deux villes du Sahara, Laâyoune et Dakhla, et un ballet diplomatique incessant, principalement à Dakhla, on peut dire que le Maroc a définitivement gagné la bataille diplomatique.




Il y a quelques années, à l’approche du mois d’avril, la machine diplomatique du Royaume du Maroc tournait à plein régime. C’était la mobilisation générale.

La question du Sahara étant examinée vers la fin du mois en conseil de sécurité, il fallait parer à toutes les éventualités. Surtout les pires scénarios. Ce n’est plus le cas.

Pas seulement parce que le mandat de la Minurso est redevenu annuel, mais bien plus parce que le Royaume du Maroc a déjà remporté la bataille diplomatique.

Il y a quelques jours, en effet, le Sénégal devenait le 21ème État à ouvrir un consulat à Dakhla. En même temps, le parti du Président français Emmanuel Macron (la parti « La République en marche ») a ouvert une antenne dans la ville de Dakhla.

La même ville a connu également la visite d’une délégation des Young Democrats of America (YDA), l’aile jeunesse du Parti démocrate des États-Unis.




Dakhla a connu aussi la visite, à quelques jours d’intervalle, de Carol Moseley Braun, membre éminente du parti démocrate américain, ex-diplomate et parlementaire.

Cette dernière, invitée pour une visite au Royaume du Maroc par l’USFP, s’est rendue dans les locaux du futur consulat général américain à Dakhla.

Il faut dire que la décision de Washington du 10 décembre dernier reconnaissant la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, a été suivie de plusieurs décisions confirmant, quoique d’une manière implicite, la marocanité du Sahara.

Il y a eu la signature d’un nouvel accord de coopération dans le domaine de la pêche maritime entre le Royaume du Maroc et la Russie, qui inclut les provinces du sud.

Il y a eu la récente visite d’une délégation de haut niveau de la Chambre de commerce chinoise à Dakhla. Il y a eu l’appel de nombreux acteurs politiques européens à suivre l’exemple des États-Unis.




Il y a eu aussi le renforcement de la coopération avec la Grande-Bretagne. On reconnaît ici, bien sûr, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

C’est pour dire que pour importante qu’elle soit, la réunion du Conseil de sécurité du 21 avril, et même celles qui suivront, ne semble plus inquiéter le Maroc.

La réunion, consacrée au Sahara, sous la présidence tournante du Vietnam, ne suscite pour ainsi dire pas de remous. Elle attire néanmoins l’attention des parties et des observateurs internationaux.

C’est, en effet, la première réunion consacrée au Sahara marocain sous l’administration Biden. C’est également la première réunion périodique depuis la proclamation par les États-Unis de la marocanité pleine et entière des provinces sahariennes.

On estime, en effet, que cette réunion serait l’occasion de clarifier officiellement la position de la nouvelle Administration sur ce dossier.