Paradoxe: les Marocains consomment de manière excessive pendant le ramadan

Paradoxe : les Marocains n’ont jamais autant consommé que pendant le ramadan




Les Marocains font preuve d’une envie démesurée de consommation des produits alimentaires pendant le mois de Ramadan. Une situation qui amenuise leur pouvoir d’achat, nuit à leur santé et pollue l’environnement.

Au cours du mois de ramadan, le consommateur a tendance à faire dans l’excès en termes d’achats quotidiens pour la rupture du jeûne, du dîner ou du Sohour.

Cette exagération dans la satisfaction des besoins alimentaires amène même certains à contracter un crédit pour s’approvisionner en produits alimentaires pour avoir la table du ftour bien garnie de nourriture et de boissons.




Ils oublient qu’une telle pratique est nuisible à sa santé et contribue à affaiblir son pouvoir d’achat.

«Pendant le Ramadan, les habitudes de se nourrir restent pour la majorité des fidèles loin de la sagesse derrière le jeûne qui est un mois de solidarité, de générosité et d’entraide où on doit penser aux couches vulnérables et aux nécessiteux».

C’est ce qu’explique Mostapha Aboumalik chercheur en sociologie. Il déplore «une sorte d’excès, de profusion et de compétition autour des repas d’une manière qui mène à la dilapidation, ce qui impacte négativement la santé.




Ceci impact aussi négativement l’état psychologique et matériel des membres de la société».

Pour sa part, le président de la Fédération nationale des boulangeries et pâtisseries du Maroc (FNBP), Lhoucine Azaz, a indiqué que son association a toujours appelé à une consommation rationnelle du pain et de ses dérivés, ajoutant que la leçon principale à tirer de cette pandémie du nouveau coronavirus covid-19 est la «bonne gestion».

L’autre conséquence de ces achats incontrôlés est l’abondance des déchets en ce mois sacré, accentuant la pollution de l’environnement.