Nasser Zefzafi renonce à son titre de meneur autoproclamé du hirak

Nasser Zefzafi renonce à son titre de meneur autoproclamé du hirak




Dans un message publié sur Facebook, Nasser Zefzafi annonce qu’il a décidé de ne plus être le meneur du Hirak et demande à la direction de la prison de le séparer de ses codétenus rifains. Il a fustigé ses pairs qui, dit-il, ne cherchaient que la célébrité et le leadership.




Détenu dans la prison locale de Tanger, le meneur autoproclamé des manifestations du Rif, Nasser Zefzafi, a annoncé qu’il renonçait au titre de leader d’un Hirak mort-né. Le quotidien arabophone Al Akhbar rapporte que ce message a été transmis par le père de l’activiste sur sa page Facebook.

Le message, plein d’amertume, dénote une certaine prise de conscience de l’homme sur les visées sécessionnistes de ceux qui l’ont embarqué dans cette galère.

Nasser Zefzafi, qui a découvert tard le pot aux roses, n’a pas hésité à les fustiger: «J’ai assumé pendant plus de quatre ans ma responsabilité d’activiste dans le Hirak du Rif.

J’ai toujours tenu à préserver l’union, mais mes rêves se sont estompés quand j’ai buté sur les conflits des ignares égocentriques qui ne courent qu’après le leadership et la célébrité».




Très dépité, Zefzafi reconnaît que le hirak a échoué et accuse certains Rifains de l’avoir eux-mêmes sabordé. Du coup, il se déleste de cette responsabilité pour, dit-il, laisser la place à d’autres qui pourraient réussir là où il a échoué.

Des sources indiquent que Nasser Zefzafi aurait demandé à la direction de la prison de le séparer des détenus du Hirak, voire de le transférer à la maison d’arrêt de Nador.

Une façon, expliquent les mêmes sources, de signifier qu’il n’est plus, désormais, concerné par les communiqués ou les revendications de ses codétenus du Rif.

Le quotidien arabophone Al Akhbar rapporte que cette annonce a suscité une vague de commentaires et d’échanges d’accusations entre les activistes du Rif et plusieurs individus qui résident aux Pays-Bas, qui étaient en contact avec Zefzafi.




Parmi ceux-ci, se trouve le dénommé Kartachi, qui planifiait de l’exfiltrer quand la police était à ses trousses avant de l’interpeller près de la plage Souali, à Al Hoceima.

Les services de renseignement avaient alors intercepté des appels téléphoniques entre les deux hommes, appels dans lesquels Kartachi essayait de fixer des rendez-vous avec Zefzafi pour lui fournir les moyens logistiques de quitter le territoire national.

La décision de Zefzafi a, par ailleurs, révélé les visées séparatistes de ceux qui se définissaient comme les architectes du Hirak du Rif aux Pays-Bas et ont arraché, samedi dernier, le drapeau national hissé sur l’ambassade du Maroc à Berlin.

Parmi ces séparatistes, se trouvait le dénommé K.A qui a posté, sur sa page Facebook, une vidéo dans laquelle il reconnaît avoir profané le drapeau national.