Affaire Brahim Ghali: les marocains en colère

L’Espagne, Brahim Ghali, les catalans et la colère des marocains




Les dirigeants ibériques ont mis l’Espagne dans de sales draps en accueillant le tortionnaire en chef du Polisario. D’une part, il s’agit d’un acte inamical envers le Maroc et, d’autre part, d’un piège tendu à la justice espagnole qui poursuit Brahim Ghali pour génocide.




Quelles que soient les justifications et les raisons, supposées humanitaires, du voisin ibérique, l’exaspération a atteint son comble au sein du peuple marocain après l’accueil par l’Espagne de l’un des plus grands criminels du Polisario.

Le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia rapporte que les Marocains sont très en colère car il est de notoriété publique que l’Espagne dispose de preuves irréfutables impliquant Brahim Ghali dans des crimes contre l’humanité.

Il suffit au gouvernement d’activer une seule plainte d’assassinat parmi les centaines déposées contre ce tortionnaire avéré pour le mettre en prison, d’autant qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par l’Audience nationale pour génocide, assassinats et tortures.




Ceci à l’encontre de ses nombreuses victimes, dont font partie des ressortissants espagnols. Au-delà de la réaction officielle du Royaume, tous les Marocains sont sidérés par l’attitude des responsables espagnols qui tentent de dédramatiser la situation en évoquant, ô paradoxe, les excellentes relations qui lient les deux pays.

On croyait ou, du moins, on espérait que la sagesse et l’intelligence qui avaient poussé des pays lointains à soutenir la cause marocaine allaient remettre de l’ordre dans l’esprit des dirigeants de notre voisin du Nord.

Au lieu de cela, les dirigeants espagnols cajolent le Polisario qui n’est, pourtant, qu’un masque qui voile la haine viscérale, stupide et incompréhensible des dirigeants algériens envers le Maroc.




L’éditorialiste du quotidien Al Ahdath Al Maghribia souligne qu’il apparaît, malheureusement, que cette intelligence n’a pas encore effleuré les esprits des politiques espagnols.

C’est là où se manifestent clairement les contradictions des Espagnols qui ont emprisonné les dirigeants des séparatistes catalans tout en continuant à soutenir d’autres milices armées contre un pays ami, allant jusqu’à accueillir son plus grand ennemi, un criminel notoire.

Pourtant, il faut en convenir, les dirigeants des séparatistes catalans, qui ont été condamnés à des peines de prison allant de 9 à 13 ans, n’ont torturé ni tué personne. Ils étaient poursuivis pour organisation d’un référendum illégal d’autodétermination et tentative de sécession.




En revanche, les responsables espagnols trouvent tout à fait normal d’accueillir le tortionnaire en chef du Polisario que leur justice poursuit pour génocide, assassinats et tortures.

C’est un secret de polichinelle: Brahim Ghali et ses acolytes ont enlevé, séquestré, torturé et tué des centaines de civils dans les tristement célèbres prisons de Rabbouni, dans les camps de Tindouf.

Reste à savoir comment les dirigeants espagnols vont sortir de cette impasse quand Brahim Ghali sera rétabli, sachant que son hospitalisation a été négociée au plus haut niveau avec l’Algérie: le rendre à son parrain et devenir la risée de tout le monde ou le présenter à la justice pour qu’il réponde de ses actes criminels.