HRW critique le Maroc pour l’extradition de l’Australo-saoudien Osama al-Hasani

HRW critique le Maroc pour l’extradition de l’Australo-saoudien Osama al-Hasani




Human Rights Watch a appelé, ce mardi, les responsables saoudiens à «immédiatement rendre publics le lieu et la condition» de l’Australo-saoudien, renvoyé de force en Arabie saoudite en mars 2021. Dans un communiqué, l’ONG affirme qu’«aucune information n’a émergé sur la situation d’Osama al-Hasani, 42 ans, depuis son extradition vers l’Arabie saoudite le 13 mars depuis le Maroc».




HRW rappelle que l’individu a été recherché en Arabie saoudite pour une affaire de vol de voiture en 2015 et y ferait l’objet d’un procès inéquitable même si des documents judiciaires obtenus par Human Rights Watch semblent montrer que les autorités saoudiennes auraient abandonné les charges en 2018. L’ONG ne manque pas de dénoncer l’extradition en elle-même.

«L’expulsion par le Royaume du Maroc d’al-Hasani semble violer le principe du droit international coutumier de non-refoulement, qui oblige les pays à ne renvoyer une personne dans des endroits où elle risquerait de subir la torture ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants», rappelle HRW. L’association cite aussi la lettre urgente adressée, le 12 mars, par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH).




Ils demandaient aux autorités du Royaume du Maroc de ne pas expulser al-Hasani par crainte qu’il ne soit torturé en Arabie saoudite. Elle reproche également au Royaume du Maroc d’avoir «refusé aux avocats et aux fonctionnaires consulaires australiens l’accès à al-Hasani pendant plusieurs semaines», en raison d’un écart entre son nom sur les documents officiels saoudiens et les documents australiens.

Les autorités judiciaires marocaines ont émis, en mars, une décision portant extradition du ressortissant saoudien Osama al-Hasani (dit aussi Usama Al-Husaini), qui porte également la nationalité australienne. En février dernier, les autorités saoudiennes ont formulé une demande d’extradition dans le cadre d’un mandat de recherche contre lui, émis par l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol).