Transport maritime: le Maroc a besoin d’une flotte nationale

Transport maritime : le royaume du Maroc a besoin d’une flotte nationale




Ces dernières années, la connectivité portuaire du Maroc a été une vraie réussite, passant de la 81ᵉ place à la 22ᵉ, au bout de 14 ans. Seulement, la souveraineté économique est menacée par le manque de flotte nationale.




L’absence de flotte nationale en navires est la préoccupation majeure de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex) qui fait part de la prépondérance des flux vraquiers représentant une grande partie de la demande du transport, informe L’Économiste, soulignant que « sur ce segment, l’Offre du pavillon national est absente au profit d’opérateurs étrangers ».

Toutefois, avec sa position géographique stratégique, le royaume du Maroc a connu entre 2006 et 2019, une hausse considérable passant au 22ᵉ rang au lieu de 81ᵉ auparavant en termes de connectivité portuaire et surtout grâce à l’investissement dans l’infrastructure portuaire.




Par ailleurs, le secteur constitue un « point névralgique de l’économie nationale, souligne le quotidien, précisant que 95% des échanges commerciaux passent par le transport portuaire. Mais, avoir d’importantes infrastructures portuaires sans flotte nationale, représente un véritable problème pour le pays.

Ainsi, avec tous les accords de libre-échange signés par le royaume du Maroc dans le cadre de l’ouverture de son économie à l’étranger, le pays doit avoir une logistique de qualité afin que l’offre exportable du Maroc soit compétitive. Ceci « contribuera à renforcer le rayonnement du label Made in Morocco à l’échelle internationale.




Notamment sur le plan continental où la contribution de l’Afrique aux flux commerciaux maritimes est marginale », a souligné le quotidien. Dans ce sens, le gouvernement doit marquer son engagement pour faire du Maroc le carrefour économique régional afin de favoriser son ouverture à d’autres partenaires commerciaux de longue date.

Et ceci passe par l’investissement dans la flotte nationale. De plus, il faudra rendre stable la balance des échanges commerciaux et réduire les déficits liés aux divers accords de libre-échange. Sans oublier que pour les accords à venir dont la Zlecaf, il faudra mettre en place une approche compétitive et systématique qui préconise une flotte nationale.