La France interdit les regroupements dans les lieux publics à l’occasion de l’Aïd

La France interdit les regroupements dans les lieux publics à l’occasion de l’Aïd




Covid-19 oblige, pour l’Aïd de cette année, les rassemblements dans les places publiques ou autres établissements destinés au public seront interdits en France. Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Pierre de Bousquet de Florian ordonne aux préfets d’attacher du prix à cette instruction dont il attend le respect scrupuleux.




C’est vers le 12 mai qu’aura lieu la fête de l’Aid al-fitr en France. Mais, en raison de la crise sanitaire, tout rassemblement doit être évité et le couvre-feu respecté, a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, exhortant préfets et hauts fonctionnaires représentant le gouvernement dans les régions et départements à veiller au bon respect des jauges d’accueil dans les mosquées de France.

Ainsi, « aucune dérogation ne peut être tolérée », et «aucune dérogation au couvre-feu ne doit être accordée en plus de celle concernant la prière de l’aube».




C’est ce qu’a souligné Pierre de Bousquet de Florian. De plus, en dehors des lieux de culte, aucun autre établissement qui est destiné au public ne doit être mis à la disposition des musulmans pour la fête de l’Aid al-fitr. De même, les regroupements en grand nombre dans les lieux publics sont interdits.

«Les collectivités ne pourront donc faire droit aux demandes d’occupation du domaine public qui leur seront adressées.», rapporte Le Point. Certains y voient un durcissement des règles par le ministre de l’Intérieur, Gérald Moussa Darmanin.




Il n’est pas favorable à une exception pour la célébration de la « nuit du destin », que réclame la Grande Mosquée de Paris (GMP). Celle-ci a saisi mardi le Conseil d’État pour demander une autorisation spéciale pour le couvre-feu afin de fêter « la nuit du destin » de 21 heures à 2 heures du matin.

D’ailleurs c’est un traitement d’égalité que réclame l’avocat de la GMP rappelant les rassemblements autorisés à Noël. Pour le moment, le CFCM qui a obtenu une autorisation pour la prière de l’aube n’a pas encore réagi. Le Conseil d’État rend sa décision ce jeudi.