Nonuplés maliens nés à Casablanca: l’état de santé des bébés est stable

Nonuplés maliens nés à Casablanca: l’état de santé des bébés reste stable




Les neuf bébés maliens nés le 4 mai 2021 à Casablanca sont dans un état de santé stable. Ils sont toujours dans le service de réanimation néonatal et devraient y rester au moins deux mois, avant que les médecins envisagent de les laisser sortir.




Des nouvelles des neuf bébés maliens né le 4 mai à Casablanca. Youssef Alaoui, directeur médical de la clinique Ain Borja à Casablanca où a accouché la mère Halima Cissé, confie que l’état de santé des nonuplés est stable.

« Ils sont toujours sous surveillance dans des couveuses du service de réanimation néonatal et reçoivent tous les soins dont ils ont besoin » a-t-il déclaré.

Sur les cinq nourrissons intubés à la naissance, il n’en reste plus que deux aujourd’hui. Un bon signe? « Oui, c’est une bonne nouvelle, mais en même temps, toute l’équipe soignante doit rester vigilante.




Les bébés restent sous surveillance rapprochée » précise le professeur Alaoui. Les nonuplés, 5 filles et 4 garçons pesaient entre 500 grammes et 1 kilogramme à la naissance. Ont-ils pris du poids?

À cette question, Youssef Alaoui répond: « ça prend du temps. Après la naissance, les bébés perdent en général un peu de poids, il faut donc attendre avant qu’ils reprennent des forces.

Ces nonuplés sont nés après sept mois et demi de grossesse. Ce sont donc de grands prématurés et leur prise en charge est très médicalisée. « Tous leurs organes sont immatures.




Leur prise en charge consiste en un bon équilibre entre l’oxygénation, l’alimentation et tous les traitements médicamenteux en fonction de leurs besoins », ajoute Youssef Alaoui.

Pour rappel, la mère des nonuplés a été évacuée de Bamako au Mali et est arrivée à la clinique casablancaise le 30 mars dernier.

Elle s’attendait à accoucher de sept bébés, mais ce n’est qu’au moment de la césarienne, le 4 mai, que le gynécologue obstétricien découvre qu’ils sont en tout neuf contrairement à ce qu’avaient montré les différentes échographies réalisées aussi bien au Mali qu’au Maroc.