Les transferts des MRE vers le Maroc ont grimpé de 6,5% en 2020

Banque mondiale : Les transferts des MRE vers le Maroc ont grimpé de 6,5% en 2020




En dépit de la pandémie de Covid-19, les transferts d’argent des migrants sont restés solides en 2020, avec un fléchissement plus faible qu’anticipé, selon la dernière note de la Banque mondiale sur les migrations et le développement.




Les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et vers les pays à revenu intermédiaire ont ainsi atteint 540 milliards de dollars l’an dernier, soit à peine 1,6% de moins qu’en 2019, avant la crise sanitaire mondiale du nouveau coronavirus covid-19.

«Ce repli est moins net que lors de la crise financière de 2009, où la baisse des remises migratoires avait atteint 4,8%», précise l’institution. Par ailleurs, le fléchissement est nettement moins brutal que pour les investissements directs étrangers (IDE) vers les pays à revenu faible et faible et vers les pays à revenu intermédiaire qui, sans compter la Chine, ont chuté de plus de 30% en 2020, a-t-elle noté.




Par conséquent, les remises migratoires ont dépassé l’année dernière le total des flux d’IDE (259 milliards de dollars) et d’aide publique au développement (179 milliards). Pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, les transferts d’argent des migrants l’an dernier ont augmenté de 2,3%, à environ 56 milliards de dollars.

Cette évolution est due essentiellement, selon la Banque Mondiale, «à la solidité des transferts vers l’Égypte et le Maroc». Ainsi, ils ont grimpé de 11% dans le cas de l’Égypte, pour atteindre un niveau record de pratiquement 30 milliards de dollars. Pour le Maroc, la Banque mondiale précise que les transferts d’argent ont grimpé de 6,5% l’année dernière.




«La constance des envois de fonds des migrants peut en grande partie s’expliquer, par les mesures de soutien budgétaire dans les pays d’accueil, qui ont contribué à une conjoncture économique plus favorable qu’attendu, la généralisation des transactions par voie numérique plutôt qu’en liquide et le recours accru aux canaux formels, ainsi que par les fluctuations cycliques des prix du pétrole et des taux de change», précise l’institution financière.

Pour 2021, les remises migratoires vers la région MENA devraient néanmoins progresser de 2,6%, à la faveur d’une reprise modeste dans la zone euro et sur fond de ralentissement des envois en provenance des pays du Conseil de coopération du Golfe.