«Grâce au Maroc, l’Espagne a arrêté plusieurs terroristes» rappelle l’ex-ministre de la Défense espagnol

«Grâce au Maroc, l’Espagne a arrêté plusieurs terroristes» reconnaît l’ex-ministre de la Défense




La crise avec le Maroc a permis de révéler au grand jour l’ampleur de la fracture au sein du Parti socialiste ouvrier espagnol. Face à la ligne politique suivie par Pedro Sanchez s’oppose une génération d’anciens responsables socialistes. José Bono, ancien ministre de la Défense sous le gouvernement de Zapatero et président de la Chambre des représentants, a tenu ce dimanche à rappeler à ses camarades socialistes au pouvoir les bienfaits de la coopération du Maroc avec l’Espagne.




«C’est grâce au royaume du Maroc que nous avons pu arrêter plusieurs islamistes radicaux et éviter la commission d’attentats terroristes avec des morts», a-t-il affirmé dans des déclarations accordées à la chaîne TV La Sexta.

Bono n’a pas souhaité reprendre à son compte les positions maintes fois relayées par des membres du Parti socialiste ouvrier espagnol au gouvernement depuis le début de cette crise, telles la première vice-présidente, Ana Calvo, et la ministre de la Défense, Margarita Robles, qui ont crié au «chantage» de Rabat.

Sur cette affaire, «il y a plusieurs points de vues (…) Il y a certains (en Espagne) qui veulent que le Maroc soit toujours perçu comme l’ennemi éternel», a expliqué Bono.

Des déclarations qui rejoignent le tweet de Javier Solana, ancien ministre des Affaires étrangères (1992-1995) : «Notre diplomatie avec le Maroc doit être plus « fine »», avait-il écrit.