Nador: 28 personnes jugées pour tentative de passage à la frontière avec Melilla

Nador : 28 personnes jugées pour tentative de passage à la frontière avec Melilla




28 personnes ont été renvoyées au parquet de Nador pour tentative de migration irrégulière vers l’enclave espagnole de Melilla. Des sources judiciaires informées ont déclaré à l’agence de presse EFE que jusqu’à dimanche 23 mai, un total de 50 personnes ont été arrêtées pour avoir tenté, ces derniers jours, de franchir en groupe la clôture frontalière.




Les 28 poursuivis en font partie, tandis que les mineurs ont été remis à leurs familles. L’agence de presse espagnole a rapporté que quatorze des prévenus ont été remis en liberté provisoire, après le versement d’une caution de 2 000 dirhams chacun.

Leur procès débutera le 8 juin prochain. Ils font face à des accusations d’«immigration illégale, désobéissance et dommages aux biens publics». La même source note qu’il a été moins habituel d’observer des procès à l’encontre de personnes pour tentative de migration, ces dernières années.




Souvent, ce sont des membres de réseaux de trafic d’êtres humains exploitant des migrants qui sont poursuivis. Ces derniers jours, plusieurs tentatives d’entrées à Melilla ont été enregistrées à la frontière. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une première centaine, dont des femmes et des mineurs, a essayé en vain de franchir la clôture.

Dans la nuit de mardi à mercredi, 40 personnes originaires d’Afrique subsaharienne ont été empêchées de franchir la haute clôture. Pour leur part, 86 autres sur 300 ont réussi à traverser, aux premières heures de la journée de mardi.




Vendredi, 70 Marocains ont réussi à entrer dans le préside occupé de Melilla. Au cours de la nuit, 30 sont entrés, selon la préfecture de l’enclave occupée. Dans ce contexte, le ministère espagnol de l’Intérieur a annoncé le renvoi de ces ressortissants vers le royaume du Maroc, excepté les demandeurs d’asile.

Ces traversées sont intervenue en pleines tensions entre le royaume du Maroc et l’Espagne, après que plusieurs milliers de personnes, depuis le 17 mai, ont traversé la frontière maritime et terrestre vers la ville occupée de Ceuta.