(Vidéo) Ceuta: Funérailles anonymes de 2 jeunes migrants marocains, 3 décès en tout

Ceuta : Funérailles anonymes de deux jeunes migrants marocains, trois décès en tout




Les corps de deux jeunes marocains arrivés à Ceuta, la semaine dernière, ont été inhumés anonymement ce weekend, au cimetière musulman Sidi Embarek de l’enclave espagnole.




Le premier défunt a été reconnu par ses proches à travers des photos comme étant Saber Azzouz, 19 ans et vivant à Fnideq.

Faute de pouvoir l’identifier formellement in situ, avec la fermeture des frontières dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la famille n’a pu ni rapatrier le corps, ni officialiser l’identification, ni assister aux funérailles.

Un simple numéro a été attribué à la tombe. Le deuxième corps serait celui d’un adolescent âgé de 17 ans. En fin de semaine, il serait tombé dans le port au sol, d’une hauteur d’une dizaine de mètres, succombant à ses blessures au cours de son hospitalisation.

Son identité n’a cependant pas pu être établie. Inhumé près de Saber Azzouz, sa tombe sans nom porte elle aussi un numéro. El Faro de Ceuta rappelle qu’il s’agit de la troisième mort tragique au sein des jeunes arrivés à l’enclave, depuis le 17 mai dernier.









Jeudi dernier, le corps d’un adolescent a été retrouvé sur la côte de l’enclave.

Des amis de Saber Azzouz ayant également effectué la traversée ont tenu à prendre part aux funérailles pour lui faire un dernier adieu, malgré les risques qu’ils soient repérés par la police espagnole lors du rassemblement et que leur renvoi soit accéléré.

«Quand nous avons atteint le rivage, nous avons vu qu’il se noyait (…) des gens l’ont aidé à entrer à Ceuta bien qu’il ne savait pas nager, mais il a été isolé par les vagues qui l’ont emporté», a témoigné un mineur au micro de Ceuta TV, lors de l’enterrement.

Quoique traumatisé d’avoir vu son ami mourir sous ses yeux, il a déclaré à visage caché qu’il refuse toute possibilité de retour au Maroc. «Je suis venu ici pour trouver un avenir meilleur et pour bénéficier de mes droits», a-t-il expiqué.