Accueil de Brahim Ghali: une erreur politique sans précédent, selon un journaliste espagnol

Accueil de Brahim Ghali: une « erreur politique sans précédent », selon un journaliste espagnol




La décision du gouvernement espagnol d’accueillir, en catimini et sous une identité usurpée, du chef des milices du polisario, le dénommé Brahim Ghali, est une « erreur politique sans précédent » dans l’histoire de l’Espagne, souligne le journaliste et écrivain espagnol Fermin Bocos.




« Il n’y a pas de précédent dans le monde de la diplomatie espagnole d’une erreur politique comme celle commise par Gonzalez Laya, ministre des Affaires étrangères, qui, en protégeant et en justifiant l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef du front polisario, a provoqué une crise politique aiguë avec le royaume du Maroc », affirme le journaliste et écrivain espagnol Fermin Bocos dans un article d’opinion publié, mardi, dans plusieurs supports médiatiques espagnols dont l’agence « Europapress » sous le titre « Un cas d’école ». Fermin Bocos est l’auteur de plusieurs ouvrages.




C’est un ancien journaliste à la radio « Cadena Ser » et à la télévision espagnole (TVE), a critiqué le « manque d’expérience » de la diplomatie espagnole pour gérer une crise dans un contexte de « réalités géopolitiques complexes au Maghreb », estimant que l’Espagne « s’est laissée mener par l’Algérie, un pays qui a une longue tradition d’adversité envers ses voisins marocains ». Quel était l’objectif de la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya lorsqu’elle a facilité l’arrivée en Espagne d’un personnage qui a déclaré une guerre ouverte au royaume du Maroc ?




C’est ce que s’interroge l’auteur de l’article. La ministre n’a pas pris note de ce que signifie en termes politiques la décision des Etats-Unis de reconnaître la souveraineté du royaume du Maroc sur le Sahara ? se demande Fermin Bocos. Après avoir mis l’accent sur les côtés sombres de l’entrée illégale du dénommé chef du groupe séparatiste armé Brahim Ghali en Espagne, le journaliste et écrivain espagnol a critiqué le gouvernement de Pedro Sanchez pour avoir mené « un exercice aussi risqué d’équilibrisme diplomatique avec des réactions politiques évidentes et donc prévisibles».