La justice espagnole enquête sur les violences envers les Marocains

La justice espagnole enquête sur les violences envers les Marocains




La justice espagnole a ouvert une enquête sur les conditions d’expulsions des migrants marocains, suite à une plainte déposée par une ONG et aux vidéos et images montrant des agents et des soldats espagnols usant de violences et voies de fait lors des opérations d’expulsion de migrants marocains de la ville occupée de Ceuta.




Réagissant aux accusations de violences sur les migrants marocains expulsés dans la foulée de la crise migratoire dans le préside occupé de Ceuta, la semaine dernière, le parquet espagnol a diligenté une enquête pour élucider les faits.

Des vidéos diffusées ont montré des agents des forces de l’ordre espagnoles rouer de coups les migrants sur la plage, lancer sur eux des gaz lacrymogènes sur la plage et du côté du Maroc.

Les mêmes vidéos montrent que les forces de l’ordre ont maintenu la pression sur les migrants, les battant la nuit, dans les quartiers et dans les rues du préside occupé de Sebta. Des Marocains sur place assurent avoir vu des policiers et militaires espagnols tirer avec des balles en caoutchouc.




«Ils nous ont tiré dessus avec des armes que je n’ai jamais vues de toute ma vie», a accusé l’un d’entre eux. D’autres Marocains affirment que l’un de ses amis a été aspergé d’une sorte de poudre alors que d’autres auraient été blessés par des policiers qui les frappaient à l’aide de cordons métalliques sans distinction entre les hommes et les femmes, les jeunes ou les enfants.

«Ils ont aspergé des femmes qui portaient des bébés avec des gaz comme des pesticides. Ils nous ont traités comme des insectes», s’est indigné l’un des Marocains.

Outre les actes de violence, les vidéos ont également montré que les gardes civils ont renvoyé les mineurs par les postes frontières, contrevenant aux lois espagnoles et traités internationaux en la matière.




Si certaines sources parlent de 1600 enfants, la Croix-Rouge affirme que 800 mineurs ont franchi la frontière côté espagnol, dans le lot des 8000 migrants tous âges confondus.

Un contingent de plus de 150 militaires a été déployé dans l’enclave occupée de Sebta pour venir en renfort à un nombre tout aussi important d’agents des forces de l’ordre présents. Des tanks et chars militaires ont été envoyés devant les plages d’où arrivaient à la nage des centaines de migrants dont certains souffraient d’hypothermie.

Face à eux, des agents de la Guardia civil et autres militaires armés qui les accueillaient sous les coups, dénoncent les militants des droits de l’homme.