Le Maroc accuse l’Espagne et promet de prendre des mesures drastiques

Le Maroc accuse l’Espagne et promet de prendre des mesures drastiques




Le royaume du Maroc accuse l’Espagne d’avoir « facilité » le retour de Brahim Ghali en Algérie, au petit matin de ce mercredi 2 juin 2021, et promet de prendre des mesures drastiques en urgence.




Le royaume du Maroc prépare une réponse appropriée à l’attitude de l’Espagne qui selon lui, « a facilité la fuite » de Brahim Ghali vers l’Algérie, quelques heures après sa comparution devant la Haute cour nationale.

Les autorités marocaines prévoient des mesures drastiques contre l’Espagne, fait savoir El Español qui informe que le roi Mohammed VI aurait tenu à ce sujet une réunion de crise au palais de Fès, avec son conseiller personnel, Fouad Ali Himma, et le chef de la Direction Générale des Études et de la Documentation (DGED), Yassine Mansouri, et un officier supérieur des Forces armées royales.

De sources crédibles, il ressort de cette rencontre que l’ambassadeur d’Espagne à Rabat serait prochainement invité à quitter le pays, indique la même source.




Elle précise que cette décision diplomatique n’affectera pas les relations commerciales entre les deux pays.

« Le royaume du Maroc n’a aucun problème avec les citoyens espagnols, les opérateurs économiques, les acteurs culturels et les touristes, qui sont accueillis comme des amis et des voisins dans le pays », a rassuré lundi, le ministère marocain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Après 44 jours passés à l’hôpital San Pedro de Logroño, le chef du Front séparatiste armé Polisario s’est envolé mercredi depuis l’aéroport de Pampelune vers la capitale algérienne à bord d’un avion civil français affrété par les autorités algériennes.

Le gouvernement espagnol a informé par voie diplomatique les autorités marocaines du retour de Ghali en Algérie.




« Il repart avec les mêmes documents d’identité avec lesquels il est entré en Espagne le 18 avril ». Le leader du Polisario a quitté l’Espagne 12 heures après sa comparution intervenue le 1ᵉʳ juin.

Dans son ordonnance, le juge Santiago Pedraz a décidé qu’« il n’y a pas lieu d’ordonner la détention provisoire ou tout autre type de mesure de précaution personnelle contre Brahim Ghali ».

L’accueil de Brahim Ghali en Espagne a provoqué une grave crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. En réaction à cette attitude de l’Espagne, le Maroc a fermé les yeux sur l’entrée à Ceuta de milliers de migrants.

L’Espagne, pour faire baisser la pression, a indiqué qu’il reste le meilleur allié du Maroc en Europe. Dans le même temps, elle maintient sa position sur la souveraineté du Sahara.