L’affaire Brahim Ghali enregistre une nouvelle plainte en Espagne

Affaire Ghali : Une plainte conteste «les raisons humanitaires» avancées par Arancha Gonzalez




L’affaire Brahim Ghali enregistre une nouvelle plainte en Espagne. Elle porte la signature de l’avocat Antonio Urdiales, rapporte La Razon. Le pénaliste accuse les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et de l’aéroport de la base militaire de Saragosse de «falsification de documents et d’usage de faux passeport».




Le gouvernement de coalition de gauche est également dans la ligne de mire de Me. Trdiales. Il lui reproche d’avoir autorisé l’entrée du chef du Polisario en Espagne par le biais d’«actions délictueuses».

«Les véritables responsables de ces événements ne pourront jamais invoquer l’aide humanitaire comme cause d’exonération de la responsabilité pénale», affirme l’avocat.

Et d’expliquer que le chef du groupe séparatiste armé dénommé Brahim Ghali «n’est pas un immigré irrégulier assisté à la frontière par des fonctionnaires espagnols pour des raisons humanitaires, mais un présumé génocidaire internationalement connu (…) Les responsables espagnols connaissent parfaitement la situation procédurale de Brahim Ghali à l’Audiencia Nationale», précise-t-il.




Pour l’accusation, il y a suffisamment d’indices attestant que «l’entrée de Ghali en Espagne et son transfert ultérieur à Logroño étaient le résultat d’un accord préalable entre lui-même, ses compagnons et les autorités espagnoles ou entre les autorités espagnoles et algériennes».

«L’Algérie et l’Espagne ont préparé son transfert bien en amont en le présentant comme un immigré pauvre ayant besoin d’aide humanitaire, garantissant ainsi l’irresponsabilité pénale des auteurs et complices».

Depuis le début de cette affaire, la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez, n’a eu cesse de répéter que son gouvernement a accepté d’accueillir Brahim Ghali pour «des raisons humanitaires». Des justifications que l’avocat Antonio Urdiales qualifie de «biaisées».