Le procureur des mineurs à Ceuta dénonce les conditions d’hébergement des mineurs marocains

Ceuta : Le procureur dénonce les conditions d’hébergement des mineurs marocains




Le procureur des mineurs a mis en garde contre la situation des mineurs marocains non accompagnés, arrivés à Ceuta il y a quelques semaines. Eduardo Esteban a ainsi alerté contre la possibilité d’une «situation de risque d’ordre public» mais a reconnu que ce problème «a toujours existé».

Le procureur des mineurs Eduardo Esteban





Dans des déclarations à Europa Press, le procureur des mineurs Eduardo Esteban a rappelé qu’il «y a plus de 1 000 mineurs hébergés, non pas dans des centres mais dans des entrepôts qui ne répondent pas aux exigences ou aux conditions».

«Il va falloir faire un effort pour trouver une solution car le départ de ces mineurs ne sera pas imminent», a-t-il expliqué lors de cet entretien.

Le procureur des mineurs dans l’enclave occupée a également dénoncé la «situation de surpeuplement» dans ces entrepôts aménagés et le «malaise évident» des ces enfants.

«Ces entrepôts remplissent la fonction de centres de protection et les mineurs ont le droit de sortir. Ils ne peuvent pas être totalement enfermés», plaide le procureur des mineurs dans la ville occupée de Ceuta.




Concernant la possibilité qu’ils puissent retrouver leurs proches, Eduardo Esteban a reconnu que peu de familles ont exprimé le souhait que leurs enfants retournent au Maroc.

Pour cette raison, il a proposé de trouver une solution pour réintégrer ces mineurs, plaidant contre leur «retour « en masse »» vers le Maroc.

Le procureur a également condamné «l’intention de criminaliser» les mineurs étrangers non accompagnés, faisant allusion à la campagne Vox pour les élections de Madrid, et a rejeté l’acronyme MENA.

«Cela nous paraît malheureux car depuis qu’un mineur a mis les pieds en Espagne, l’obligation de le traiter comme un mineur espagnol se pose. Que peut-on penser de certains hommes politiques qui aspirent à gouverner une communauté autonome avec ce message ?», s’est-il interrogé.