Qualité des eaux de baignade: les plages à éviter cet été au Maroc

Qualité des eaux de baignade: voici les plages à éviter cet été au Maroc




Les eaux de 12,94% des plages du Maroc viennent d’être classifiées « non conformes » à la baignade contre 87,06% des plages qui ont reçu la certification de « conformité » par le laboratoire d’analyses relevant du département de l’Environnement, selon une synthèse d’un rapport publiée ce vendredi 18 juin 2021.




« Sur la base des analyses prélevées au niveau de 25 stations, soit 29 plages, la majorité des eaux non conformes à la baignade (environ 13% des plages) se trouve au niveau des régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra », indique le rapport.

Selon ce document dédié à la description de ces analyses, les plages à éviter sont donc celles de Ain Atig (Témara), de Jbila (Tanger), de Tanger centre, de Oued Merzeg (Casablanca) ainsi que de Lukheira (Dakhla, près de la zone industrielle).

« La dégradation de ces eaux est généralement « due à l’influence des rejets d’eaux usées et les apports des oueds et des cours d’eau conjuguées à ‘insuffisance des infrastructures d’hygiène au niveau des plages », expliquent les auteurs de ce rapport.




Cependant, les analyses -qui ont intéressé en 2020 un total de 175 plages (118 sur le littoral atlantique et 57 sur la rive méditerranéenne)- « ont montré que 87,06% des stations sont conformes à la baignade avec l’augmentation de la catégorie «excellente», ce qui reflète les efforts déployés, notamment en matière d’assainissement liquide », a affirmé le secrétaire général du département de l’Environnement, Mohamed Benyahya.

Ce dernier a précisé que « l’excellence des eaux de baignade est commune à toutes les régions côtières du Maroc. Nous trouvons ce label dans toutes les régions du pays », a assuré le secrétaire général du département de l’Environnement.




La qualité excellente des eaux de baignade a été assurée par l’absence de pression de la part des estivants sur ces plages et par la crise de la Covid-19 qui a imposé la fermeture de certaines plages.

Le 2ème volet du rapport a concerné les analyses effectuées sur le sable de 60 plages. Selon les résultats chimiques, il a été relevé les traces de « quelques champignons » qui « ne présentent pas en général de risque pour la santé ».

Quant aux déchets marins des plages, « ils se caractérisent par la prépondérance de la catégorie «plastique/polystyrène», qui représente à elle seule 86% de la totalité des déchets ». Le reste des déchets (14%) est composé de « mégots, filtres de cigarettes, bouchons, couvercles en plastique et d’emballages de chips ».