Des bateaux « suspects » au large du Sahara marocain

Des bateaux « suspects » au large du Sahara marocain




Après avoir arraisonné deux navires turcs au large de Dakhla, la marine royale a abordé, jeudi 17 juin, un autre bateau près des côtes de Laâyoune. Les enquêteurs les soupçonnent d’espionner les richesses sous-marines ou de livrer des armes à des pays de la région.




La marine royale a arraisonné, jeudi dernier, un bateau de pêche non identifié battant pavillon bolivien à l’envers dans les eaux territoriales marocaines au large de Laâyoune. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du week-end (19 et 20 juin), qu’il a été procédé à l’arrestation de cinq membres de l’équipage qui portent tous la nationalité turque.

Des sources autorisées indiquent que le navire a été remorqué par la marine royale jusqu’au port de Laâyoune où l’on a découvert qu’il fonctionnait avec trois moteurs, l’un diesel et les deux autres électriques.

Une spécificité technique que l’on ne trouve que dans les navires de guerre pour faciliter les manœuvres de diversion et l’augmentation de leur trainée aérodynamique. D’autant que lors de la perquisition, les éléments de la marine royale n’ont trouvé aucune trace de poissons dans les cales du navire.




Ce qui pose plusieurs interrogations sur les raisons qui ont poussé le commandant de ce bateau à naviguer dans cette zone maritime. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la marine royale arraisonne un bateau dont l’équipage est de nationalité turque au large du Sahara marocain. Le quotidien Assabah rapporte que la marine royale a déjà arraisonné deux navires au large de Dakhla.

Le premier bateau, nommé Cake Omar, qui battait pavillon turc avec cinq membres d’équipage turcs, a été remorqué au port de Dakhla. Les enquêteurs n’y ont découvert aucune trace de poisson dans les cales.

Le deuxième, qui portait frauduleusement un nom chinois avec un équipage turc, était équipé de gros moteurs et n’avait pas non plus l’air d’un bateau de pêche. Les enquêteurs ont découvert ainsi que les équipages de certains bateaux turcs essayaient de camoufler leurs vraies activités.




Ils essayaient de camoufler leurs vraies activités en falsifiant les documents à bord. C’est ce qui les a poussés à inspecter minutieusement le système automatisé du navire pour vérifier son identité ainsi que son port d’attache. Il s’est avéré que ces navires lèvent l’encre à partir des côtes de la ville mauritanienne de Nouadhibou et qu’il ne s’agit nullement de pêcheurs.

D’autant plus que ces navires qui sont dotés de caractéristiques spécifiques aux militaires ont été arraisonnés près de la zone du mont sous-marin Tropic en arborant de faux pavillons et en ne disposant pas de cales pour les poissons.

Ce qui laisse supposer qu’ils s’adonnent à des opérations d’espionnage des richesses sous-marines dans les eaux marocaines ou bien qu’ils transportent de l’armement qu’ils livrent à certains pays dans la région. Une enquête est en cours pour déterminer leurs vraies activités.