(Vidéo fr) Point de presse de Monsieur le Wali de Bank Al-Maghrib

(Vidéo fr) Point de presse de Monsieur le Wali de Bank Al-Maghrib




La défense des intérêts suprêmes du Maroc et de son intégrité territoriale passe avant toute considération économique, a indiqué le wali de Bank Al-Maghrib, interrogé sur l’éventuel coût économique de la crise avec l’Espagne.




Le wali de Bank Al-Maghrib s’est exprimé, lors de la conférence de presse qui s’est tenue 22 juin 2021, en visioconférence (voir sur la vidéo ci-dessous, à partir de 1h53min), à la suite de la dernière réunion du conseil de la Banque centrale, sur la crise entre le Maroc et l’Espagne, et sur ses éventuels impacts sur l’économie nationale.

Abdellatif Jouahri a été sans équivoque sur cette question: «ce qui touche à notre souveraineté nationale et à notre intégralité territoriale, n’a pas de prix», a-t-il affirmé, sur un ton grave.

Autrement dit, les intérêts économiques viennent après les intérêts suprêmes du Maroc. «Nous n’avons pas fait de calcul économique», a-t-il insisté.




Le wali de Bank Al-Maghrib n’a pas manqué de rappeler que l’Etat a investi, depuis les années 1980, des sommes considérables dans les Provinces du Sud et ce, dans tous les domaines, «que ce soit dans les infrastructures, l’industrie, l’éducation, la culture, et j’en passe, et ce, sans retour».

Par ailleurs, le gouverneur de la Banque centrale a rappelé ce que le Maroc apporte à l’Espagne, et à l’Europe de manière générale, sur le plan de la lutte contre le terrorisme ou contre l’immigration illégale.

«La frontière Sud de l’Europe est sécurisée de façon invraisemblable. Regardez ce que cela leur coûte au Mali», a-t-il ajouté. «Il s’agit d’un problème fondamental.




Il revient, à qui de droit, de le résoudre», a-t-il déclaré, laissant entendre que c’est à l’Espagne, qui est à l’origine de cette crise, de trouver une solution.

«Ils ont voulu le ramener en secret, mais le pot au rose a été éventé», a-t-il souligné, en référence a la décision du gouvernement espagnol, d’accueillir en catimini, et sous une fausse identité, le dénommé Brahim Ghali, chef des séparatistes du Polisario, pour être soigné du nouveau coronavirus Covid-19, à l’hôpital de Logroño.

Et de conclure, reprenant à son compte la position du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita: «nous avons posé une question, nous attendons toujours une réponse».