Racisme: l’appel de l’ONU à la France

Lutte contre le racisme systémique : l’appel de l’ONU à la France




Le haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU appelle plusieurs États dont la France à avoir recours davantage aux statistiques ethno-raciales et à prendre « des mesures immédiates » pour lutter contre « le racisme systémique ». Une recommandation consignée dans le dernier rapport de l’organisation publié le 28 juin.




« Dans certains pays, on reconnaît désormais plus largement le caractère systémique du racisme dont sont victimes les Africains et les personnes d’ascendance africaine, ainsi que la nécessité de réexaminer le passé afin de garantir des conditions de vie futures favorisant le respect de la dignité et des droits de tous.

Il est de notre devoir collectif de nous occuper de ces questions, immédiatement et partout dans le monde », indique ce rapport qui s’est penché sur plus de 60 pays. Selon Michelle Bachelet, haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, seules les approches qui s’attaquent à la fois aux lacunes endémiques des forces de l’ordre et au racisme systémique – et à ses origines – rendront justice à la mémoire de George Floyd.




Mais aussi à celles de tant d’autres dont la vie a été perdue ou irrémédiablement affectée, rapporte l’AFP. Elle fait ainsi référence au meurtre de l’afro-américain le 25 mai 2020. Celui-ci est devenu le symbole des victimes des violences policières et raciales aux États-Unis.

Cette branche de l’ONU entend « remédier à la culture du déni », et « faire en sorte que la voix des personnes d’ascendance africaine et de ceux qui s’élèvent contre le racisme soit entendue ». Dans ce sens, elle exhorte les États dont la France à « recueillir et publier des données complètes ventilées selon la race ou l’origine ethnique, ainsi que selon le sexe et d’autres facteurs, dans le respect de garanties strictes et du droit international des droits de l’homme ».




Pour elle, il existe aujourd’hui une possibilité d’importance capitale de marquer un tournant pour l’égalité et la justice raciales.

Les États « devraient recueillir et publier des données complètes ventilées selon la race ou l’origine » et analyser « les effets cumulés des lois, des politiques et des pratiques sur certains groupes raciaux et ethniques en particulier », suggère le haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, ajoutant que « le fait de reconnaître expressément les personnes d’ascendance africaine dans les statistiques et les recensements nationaux est également un pas vers la reconnaissance de leur identité et de leur héritage, qui va de pair avec leur droit à la dignité ».