La cheffe de la diplomatie espagnole éjectée du gouvernement espagnol

Arancha Gonzalez Laya, l’une des protagonistes de la crise avec le Maroc, éjectée du gouvernement espagnol




Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s’apprête à annoncer, ce samedi 10 juillet, un vaste remaniement affectant des portefeuilles fondamentaux, y compris celui occupé par Arancha González Laya, qui a mis de l’huile sur le feu dans les relations entre le Maroc et l’Espagne.




La cheffe de la diplomatie espagnole était sur la sellette depuis plusieurs semaines. De nombreuses formations réclamaient sa «démission immédiate», lui reprochant sa calamiteuse gestion de la crise avec le Maroc, en lien avec le scandale de l’affaire Brahim Ghali, dans laquelle Arancha González Laya s’était embourbée, entraînant une profonde crise entre Rabat et Madrid.

Selon le quotidien espagnol El Pais, Laya fait partie des ministres appelés à quitter l’Exécutif dès ce samedi 10 juillet, dans le cadre d’un remaniement ministériel.




C’est le plus vaste remaniement ministériel depuis l’arrivée de Pedro Sanchez à La Moncloa. On retiendra également de ce remaniement la nomination de Nadia Calviño en tant que nouvelle première vice-présidente, en remplacement de Carmen Calvo.

Le gouvernement espagnol se retrouve donc avec trois vice-présidents: Yolanda Díaz sera désormais la deuxième vice-présidente et Teresa Ribera, la troisième. De plus, Félix Bolaños, un homme de confiance de Sánchez, sera nommé à la tête du ministère de la Présidence et de la mémoire démocratique.




«Il n’y aura de changements que dans la partie socialiste du gouvernement», poursuit le journal espagnol El Pais, citant à cet égard Cadena SER qui a été le premier à annoncer cette information.

Le départ de Laya suffira-t-il à tourner la page de la crise entre Rabat et Madrid? Si l’éjection de la cheffe de la diplomatie espagnole constitue assurément un signe d’apaisement en direction du Maroc, les raisons profondes de cette crise demeureront, tant que Madrid continuera de botter en touche, sans réelle volonté de prendre le taureau par les cornes.