La justice espagnole refuse l’extradition d’un Marocain

La justice espagnole refuse l’extradition d’un Marocain




L’Audience provinciale de Cadix a rejeté dans une ordonnance la demande de l’avocat de Mohamed Amahda. dit Tony, qui avait demandé en avril dernier son extradition au Maroc pour purger le reste de sa peine. L’accusé avait été condamné en 2013 pour le meurtre de Laura Gutierrez, une jeune étudiante en soins infirmiers, à une peine de 18 ans et 3 mois de prison, peine réduite en 2014 par la Cour suprême à 14 ans et demi.




L’Audience estime que l’extradition de Mohamed A. dit Tony demandée par son conseil, ne peut être acceptée, car il n’est pas possible de réviser l’arrêt ni de revoir la peine, indiquent des sources judiciaires à El Faro de Ceuta. Selon les juges, l’extradition n’est admise que dans le cas d’un meurtre au troisième degré ou d’une liberté conditionnelle.

Dans le cas de Mohamed A., condamné pour meurtre et agression sexuelle, le tribunal considère qu’il doit purger l’ensemble de sa peine, pour ne pas décrédibiliser la justice dans la société, surtout en tenant compte du simple fait qu’il est un étranger.




Les faits. Laura Gutiérrez, étudiante en soins infirmiers de La Línea, devait résider pendant quelques jours dans un appartement, le temps de passer ses examens pour l’obtention de son diplôme. Mohamed A. et d’autres personnes vivaient également dans cet appartement.

Au petit matin du 6 décembre 2011, elle a été tuée par ce dernier qui, après avoir commis le meurtre, s’est rendu au poste de police pour se livrer. La mort de la jeune femme a suscité colère et indignation dans la ville. Une minute de silence a été observée en sa mémoire à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes d’infirmière.




Pour sa famille, ce fut un coup dur. Elle avait réclamé justice à l’époque et s’oppose aujourd’hui à l’extradition de Mohamed A. Lors de sa comparution en avril dernier, le Marocain avait reconnu les faits, indiqué qu’il regrettait son acte et demandé pardon.

Il a aussi déclaré qu’il est arrivé en Espagne en 1999, a obtenu sa carte de résident en 2000, laquelle a expiré alors qu’il était déjà en prison. Mohamed A. avait été condamné à 13 ans et 9 mois de prison pour homicide aggravé et à quatre ans et six mois supplémentaires pour agression sexuelle grave. En novembre 2014, la Cour suprême a réduit cette peine globale à 14 ans et demi.