Un homme politique demande d’expulser l’ambassadeur du Maroc en Algérie

Un homme politique algérien demande l’expulsion de l’ambassadeur du Maroc en Algérie




Le soutien d’Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, au « vaillant peuple kabyle » qui « mérite de jouir de son droit à l’autodétermination » continue de susciter de vives réactions. Abdelouahab Benzaïm, sénateur du Front de libération nationale (FLN), demande l’expulsion de l’ambassadeur du Maroc en Algérie.




« Le royaume du Maroc joue avec le feu et je pense que cette fois, il va se brûler », a réagi Abdelouahab Benzaïm dans une publication sur les réseaux sociaux, samedi 17 juillet. L’acteur politique appelle les autorités compétentes à “convoquer” l’ambassade de l’Algérie au Maroc « et à expulser au plus vite l’ambassadeur de Maroc en Algérie ». Selon le sénateur du Front de libération nationale (FLN), le Maroc a franchi une ligne rouge. Ramtane Lamamra qui « se dresse en fervent défenseur du droit à l’autodétermination, refuse ce même droit au peuple Kabyle, l’un des peuples les plus anciens d’Afrique.




L’un des peuples les plus anciens d’Afrique subit la plus longue occupation étrangère », a commenté Omar Hilale, représentant permanent du royaume du Maroc auprès des Nations Unies en réaction aux allégations du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, sur la question du Sahara marocain lors du débat général de la réunion ministérielle du Mouvement des Non-Alignés (MNA) tenue par visioconférence le 13 juillet et le 14 juillet. « La représentation diplomatique marocaine à New York a fait distribuer à tous les pays membres de mouvement les non-alignés une note officielle.




Le contenu consacre formellement l’engagement du royaume du Maroc dans une campagne hostile à l’Algérie, a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères, dénonçant une « dérive particulièrement dangereuse ». « L’Algérie condamne fermement cette grave dérive, y compris contre le royaume du Maroc lui-même à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Face à cette situation née d’un acte diplomatique douteux émis par un ambassadeur, l’Algérie, République souveraine et indivisible, a le droit d’attendre une explication de la position officielle », conclut la même source.