Viol, espionnage: Omar Radi a été condamné

Viol, espionnage: la Cour d’appel de Casablanca a condamné Omar Radi




La Cour d’appel de Casablanca a condamné, lundi 19 juillet, le journaliste Omar Radi à 6 ans de prison. Une mauvaise nouvelle pour les associations de défense des droits de l’Homme, qui ont tout le temps appelé à sa libération, dénonçant un procès politique. Le journaliste marocain faisait l’objet d’une double enquête d’« espionnage » et de « viol »




En détention préventive depuis près d’un an, le journaliste est désormais fixé sur son sort. Il écope de six ans de prison tandis que son collègue et ami, Imad Stitou, a été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis.

Il était accusé d’« atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et d’avoir reçu des « financements étrangers » en lien avec « des services de renseignement ».

Le mardi 6 juillet devant le juge, Omar Radi a réfuté les accusations d’espionnage qui le visent.

Omar Radi a été incapable de réfuter devant le juge les accusations d’espionnage qui le visent, notamment en lien avec un Britannique présenté par la police marocaine comme un «agent de renseignement». Le juge de la Cour d’appel de Casablanca a interrogé Omar Radi sur son rapport avec Clive Newell sans obtenir de réponses convaincantes.




Omar Radi est également accusé d’«intelligence» avec un Belge dont l’identité a suscité des controverses, Arnaud Simons, avec qui il a eu des contacts en tant que «journaliste lorsqu’il travaillait à l’ambassade des Pays-Bas à Rabat».

Pendant tous ces mois de détention, il a tout le temps rejeté les accusations qui pèsent contre lui. Il a même entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention.

Omar Radi a été également poursuivi pour «viol». La plaignante a sans cesse dénoncé «l’instrumentalisation politique» de son affaire et a été victime d’une croisade en règle sur les réseaux sociaux, orchestrée par l’entourage de l’accusé, qui a divulgué des détails médicaux et intimes la concernant.

Au Maroc, des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des politiques ont réclamé que cette affaire soit à l’abri de toute ingérence étrangère et que soit respectée l’indépendance de la justice.