Affaire Pegasus: une campagne de dénigrement contre le Maroc

Affaire Pegasus: une campagne de dénigrement contre le Maroc




Un réseau de journalistes s’est autoproclamé expert en génie informatique pour accuser le Maroc d’espionner des politiques français via le logiciel Pegasus. À croire que les services de renseignement français sont néophytes en la matière.




Les sages du Sénat français n’ont pas tardé à dénoncer ce plan secret visant à déstabiliser le Maroc à travers des accusations d’espionnage, via le logiciel Pegasus, proférées par un réseau de journalistes.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 23 juillet, que le sénateur Christian Cambon a indiqué que le royaume du Maroc, en tant que partenaire stratégique de la France, est devenu la cible d’une campagne de dénigrement médiatique.

Le sénateur, qui est aussi président du groupe d’amitié France-Maroc, a souligné que ces graves accusations d’espionnage tendent à nuire à la réputation des services de renseignement marocains connus à travers le monde pour leur compétence et leur efficacité.




Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur du Maroc à Paris, Chakib Benmoussa, plusieurs membres du groupe d’amitié franco-marocain ont mis en exergue le rôle important que joue le royaume dans son environnement et sa participation à la sécurité de l’Afrique et du bassin méditerranéen.

Le sénateur Christian Cambon s’est par ailleurs félicité du renouvellement par le président Joe Biden de la position américaine sur le Sahara marocain.

En interne, l’ancien porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a déclaré que le Maroc doit s’attendre à d’autres pressions et campagnes de dénigrement de ce genre dans l’avenir. Les accusations, comme celle de l’espionnage via le logiciel Pegasus, sont devenues monnaie courante, notamment de la part de l’Europe, qui s’en sert comme moyen de pression et de chantage.




Les adversaires du Maroc, poursuit Naciri, cherchent à dénigrer le royaume afin qu’il modifie sa nouvelle approche diplomatique basée sur l’offensive et des positions claires, notamment en ce qui concerne son intégrité territoriale.

Le quotidien Assabah rapporte que des journalistes qui se sont autoproclamés experts en matière d’espionnage au sein des organisation Forbidden Stories et Amnesty international ont découvert que le Maroc a eu accès aux données des smartphones des militants des droits humains marocains.

C’est ce qui a permis, selon eux, aux services de renseignement marocains de collecter les preuves que les Mounjib, Zyane, Bouachrine, Rissouni, Radi et autres entretenaient des liens avec des parties étrangères hostiles aux intérêts du Royaume du Maroc.




Pis encore les deux associations précitées ont poussé le bouchon du mensonge jusqu’à accuser les services de renseignement marocains d’avoir espionné le téléphone du président de la République française et treize de ses ministres.

Le Maroc a bien sûr démenti catégoriquement ces allégations mensongères et a mis au défi ces accusateurs d’apporter les preuves de cet espionnage fictif. Toute personne censée peut se demander comment un petit réseau de journalistes français peut accéder à un système informatique aussi complexe que celui de Pegasus pour découvrir des opérations d’espionnage gravissimes.

Les services de renseignement français et européens sont-ils assez naïfs pour être cloués au pilori par le «génie» de journalistes en mal de gloire? A moins que ces organisations ne soient que de simples écrans des services français, qui auraient joué à ce jeu perfide.




Ou à moins qu’elles soient infiltrées par des espions non officiels et non français cherchant à torpiller les relations franco-marocaines. Il est vrai que le Maroc a intensifié le rythme de ses activités diplomatiques qui ont affecté les intérêts de certains pays européens en diversifiant ces échanges économiques et son armement.

Il n’est donc pas exclu, comme l’a dit Khalid Naciri, que des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou la France, qui en ont pâti, soient derrière ces accusations infondées et invérifiables.

Ce qui est aberrant, c’est qu’une poignée d’opportunistes à l’intérieur du pays pousse l’effronterie jusqu’à affirmer que le Maroc a effectivement espionné des activistes et des journalistes marocains. L’État marocain a-t-il vraiment besoin de dépenser des milliards de dollars pour s’offrir un logiciel afin de surveiller des gens qui ne cessent de parler dans les crèches, les bars et les boites de nuit?