Maroc-France: quand les médias internationaux, surtout français, provoquent une crise

Maroc-France: quand les médias internationaux, surtout français, provoquent une crise




Au cours de cette semaine, les médias internationaux, et français en particulier, ont lancé une « attaque » médiatique contre les autorités marocaines, les accusant d’espionner des personnalités internationales sans pour autant fournir de preuves pour prouver la validité et la véracité de ces allégations. Ainsi, le royaume du Maroc a décidé de répondre à cette attaque en recourant à la justice.




En effet, dans un communiqué datant du 19 juillet, le gouvernement marocain a exprimé son grand étonnement de la publication, depuis dimanche 18 juillet, de manière récurrente et coordonnée, par des journaux étrangers réunis sous la bannière d’une coalition appelée « Forbidden stories », d’informations erronées dans lesquelles leurs auteurs prétendent de façon mensongère que le Maroc a infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales à travers un logiciel espion.

De plus, le gouvernement a affirmé son rejet et a condamné catégoriquement ces allégations mensongères dénuées de tout fondement, à l’instar de précédentes allégations semblables d’Amnesty International à ce sujet.




Il a tenu à rappeler à l’opinion publique nationale et internationale que le Maroc est un État de droit, qui garantit le caractère secret des communications personnelles par la force de la Constitution et en vertu des engagements conventionnels du Royaume et des lois et mécanismes judiciaires et non judiciaires garantissant la protection des données à caractère personnel et la cybersécurité à l’ensemble des citoyens et des résidents étrangers au Maroc.

Et d’ajouter qu’il n’est nullement autorisé, par la force de la Constitution, d’accéder ou de publier, totalement ou partiellement, le contenu des communications personnelles ou de les utiliser contre quiconque sauf sur ordre émis par le pouvoir judiciaire indépendant et conformément aux conditions et modalités prévues par la loi.




Les appareils chargés de l’application de la loi sont tenus de respecter ses dispositions et ne peuvent agir en dehors de son cadre.

Les médias français ont fait la une des journaux internationaux, qui ont traité du rapport de la coalition « Forbidden Stories » , alors que les journaux « Le Monde », « Le Parisien » et « Le Figaro » ont attaqué les autorités marocaines, tandis que le gouvernement français a montré une grande inquiétude quant à la validité de ces « allégations ».

Dans ce contexte, le politologue Ilias Al-Moussawi s’est prononcé sur le bien-fondé des déclarations de certains ministres du gouvernement français, qui ont clairement indiqué que leurs enquêtes n’avaient jusqu’à présent affirmé aucune des allégations formulées par certains journaux étrangers.




Il a expliqué que « les déclarations des médias français reflètent que le pouvoir judiciaire est celui qui décidera de la partie qui a mené cette application et de l’agenda souhaité derrière », notant qu’« il est certain que si ces accusations contre Rabat sont avérées, cela va entraîner des conséquences dans la relation forte qui unit le Maroc et la France ».

L’analyste spécialiste des relations internationales a ajouté que « le niveau de confiance entre les deux parties va quelque peu diminuer, ce qui peut avoir des répercussions dans certains domaines d’intérêt commun, notamment en ce qui concerne la coopération sécuritaire dans la région du Sahel et du Sahara.

Mais les déclarations françaises jusqu’à présent vont dans le sens du calme et évitent l’escalade, et la solution pourrait être dans les coulisses si les allégations d’Amnesty International et de Forbidden Stories sont prouvées ».




Pendant ce temps, un haut responsable de la société de cybersécurité géante israélienne, NSO, a déclaré mercredi que le président français Emmanuel Macron n’était pas visé par le programme controversé « Pegasus ».

« Je peux vous assurer avec certitude que le président Macron n’était pas une cible », a déclaré Haim Gelfand, un responsable de la même société israélienne, à une chaîne d’information israélienne.

Pour sa part, le gouvernement marocain a déclaré, après les publications des médias français, qu’il se réserve le droit de prendre les mesures qu’il juge appropriées face aux allégations mensongères véhiculées par le collectif précité et qui visent à porter atteinte à l’image du pays, à ses acquis dans le domaine des libertés et droits fondamentaux, à son statut et à ses intérêts suprêmes, conclut le communiqué.